Italian style

Je ne peux pas vraiment dire que j’ai du flair (de la truffe ?) pour découvrir de nouveaux petits coins sympa dans mon quartier, c’est vrai, ça m’arrive rarement. Et pourtant, quand ça arrive, ça fait des étincelles.

Mise en situation. Vendredi soir, début de long week end, voilà une excellente occasion de renouer avec une amie autour d’un bon verre de vin. Et ça fait un bout de temps, et à peu près à chaque fois que je vais au ciné, que je passe devant cette petite échoppe italienne en haut de la rue Jourdan. Mais si, vous savez, le bout de la rue Jourdan vers Louise, qui, avec ses terrasses l’été, ressemble de plus en plus à l’infameuse rue des Bouchers. Pas très culinairement élevée, la rue. Et pourtant ce petit magasin un peu sombre à l’air de proposer vin et tapas (comment on dit tapas en italien ?), sympa pour un petit break entre copines. Sans chichis.

Ah ah, mais tout ça est trop simple. Donatello, le patron, commence à nous installer sur une table en terrasse. « Vous êtes déjà venues, si ? » Avant qu’on ait eu le temps de dire que non, il est déjà reparti et nous ramène une petite assiette d’amuse-bouche. Pas des chips ou des cacahouètes, hein, non non, des petits morceaux de pains avec deux types de préparation à la truffe dessus. Miam. Pour accompagner ça, un petit verre de spumante (délicieux) « pour la maison ». Euh, d’accord. ça commence bien et c’est loin d’être fini.

Amuse bouche à la truffe,  miam miam

Amuse bouche à la truffe, miam miam

On essaye de parler au patron pour comprendre un peu ce qu’il propose et comment marche sa boutique, sans menus et sans rien de marqué nulle part. Il faut noter que la boutique n’a même pas de nom. Hum. Je ne parle pas un mot d’italien… Bref, dans un imbroglio de frangitalien, on comprend que c’est le moment de la truffe. Et le sieur Donatello nous montre un plateau avec pas moins de 5 truffes noires dessus. Normal. Slurp. Il nous propose une entrée de bresaola+truffe, ensuite des tagliatelles+truffe, puis un risotto aux truffes et enfin une sélection de fromages italien. Euh, ça va faire beaucoup, là. Mais pas le temps, Donatello la tornade est déjà reparti.

Bresaola + truffe truffe et truffe

Bresaola + truffe truffe et truffe

On se commande un autre verre de ce délicieux spumante pour accompagner la bresaola qui est juste divine. Et les (nombreux) copeaux de truffe fraîche rapée minute dessus sont juste à tomber. Après les tagliatelles (avec encore plein de copeaux de truffe dessus), il est clair qu’on a plus faim, mais bon, le risotto est déjà sur le feu. On ne veut pas le vexer, Donatello, alors on y va. Paf, dans tes papilles tellement c’est bon. Mais allez, là il n’y plus rien qui passe. Un verre d’eau ? Ah zut, encore un resto qui fait payer l’eau plate, ah la Belgique… Mais bon, là c’est nécessaire, il fait trop chaud pour cette latitude !

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Risotto à la truffe

Donc pas de fromage, mais Donatello a pas l’air de vouloir nous laisser nous en tirer à si bon compte. Encore une fois, « pour la maison », il nous amène un verre a cocktail rempli d’un smoothie glacé de mangue/fraise fait avec un vin sucré italien. Argh le délice. Mais bon, on en peut vraiment plus et je ne vois pas comment en faire un doggy bag… Dommage!

Sur ce, nous demandons l’addition, et là, c’est la débâcle. Dans le bon sens pour nous. Donatello commence à faire la liste de nos plats et à faire des réductions sur chaque plat en plus des trucs « pour la maison » déjà offert. On s’en tire pour 30 eur chacune alors qu’on a mangé et bu pour au moins 50 eur au bas mot, surtout avec toute cette truffe partout. il va sans dire qu’on laisse un généreux pourboire.

Vous croyez que c’était fini ? Ah ah non, non, Donatello a toujours une bonne surprise en réserve. « j’ai un petit quelque chose pour vous », et voilà qu’on repart chacune avec notre boite de tomates italienne, les meilleures pour faire la sauce pour les pasta. Du grand n’importe quoi, je n’ai jamais vu ça.

Voilà. J’adore les surprises comme ça. Je reviendrai ! Sur ce, à bientôt !

PS: impossible de localiser cet « endroit », vu qu’il n’y a pas de nom sur la devanture, mais bon, si vous êtes dans la rue Jourdan et remontez vers Louise, c’est sur votre gauche, après le resto chinois avec une façade noire.

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La Ruche au parc

Étrange ce titre, non ? Sûrement bizarre parce que trop elliptique… Mais bon « La distribution de La Ruche qui dit Oui de Forest se passait au parc Duden hier », ça fait trop long et pompeux pour un titre d’article tout de même. Bref. Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de la Ruche qui dit Oui, allez voir par ici. Vous verrez, c’est chouette et ça vaut le coup rien que pour les fraises et de la roquette que je viens de manger. Pas ensemble ni dans cet ordre là, of course.

Donc hier, distribution spéciale de la Ruche dans un joli coin du parc Duden à Forest pour cause de jour férié printanier: on pouvait espérer du beau temps. Et même si le soleil nous a boudé, il faisait suffisamment bon pour rester dehors jusque des 21h30… Ouah c’est l’été! Dès 15h étaient organisées plein d’activités en tout genre sur le thème de la production alimentaire naturelle, bio et bonne pour vous. On pouvait tenter de faire son beurre, apprendre à faire sa moutarde maison mais aussi boire de bonne choses (j’ai aisé à tenir le bar), voir des poules et goûter des glaces. Chouette ! Puis distribution « normale » mais en plein air, suivie d’un pic-nic « bonne franquette ». C’est à dire repas où je profite de ce que les autres ont amené parce que j’ai rien prévu ah ah, et qu’il sont super sympa, les gens.

Bref, il nous faut plus de jeudis fériés, à moins que nous n’ayons pas besoin de jours fériés pour faire les distributions dans le Parc ? Hmmmm.

Sur ce, à bientôt !

But first... Let me take a selfie !

But first… Let me take a selfie !

Un mois déjà !

Ah, on ne peut pas dire que je sois la blogueuse la plus assidue… Étrange, j’ai du ignorer les rappels de WordPress ces quatre dernières semaines ! On ne va pas y arriver… Et pourtant il s’est passé tout un tas de trucs, après que ma sœur soit venue me voir. Des visites, un citytrip à Edinbourg, un repas entres filles bien sympa, une semaine à Istanbul, plein de ciné et des plans pour les prochaines semaines (une semaine à Shanghai, une semaine à Montpon-Menesterol-Les-Oies). Bref trop de choses à dire, résultat je dis plus rien. Ah bravo.

Petite note, hier soir, j’ai essayé un chouette nouveau resto de sushis à Bruxelles, côté rue du Bailli. ça s’appelle Makusi et c’est une révélation. Des sushis que l’on peut composer à son goût, un peu sur le modèle de Subway, mais en bon et pour les sushis. On choisi le type de sushi (california, ou ceux avec la feuille de nori a l’extérieur ou encore un autre que j’ai oublié), ce qu’on met dedans avec des protéines et des veggies (oui le cream est un veggie dans ce resto) et ce qu’on met autour (sésame, sauce…). Bref, des tas de combinaisons très sympas. Et en plus, y a pas trop de riz comme on peut en avoir parfois, ici on goûte le saumon pour de vrai. En plus, le cadre est plutôt amusant, très positif, voyez :

Chez Makisu, l'Innocent des sushis.

Chez Makisu, l’Innocent des sushis.

Allez, sur ce, il est temps de se bouger et de commencer le weekend !

A bientôt (cette fois je reviens plus tôt, promis).

Aujourd’hui, c’est Asie !

Il paraît que ce soir je fête (un peu en avance certes) le nouvel an chinois chez des amis. Le thème ? Ah ah, non non pas seulement chinois mais plus large, hop, ce sera asiatique. Comment ça, déguisés et avec un plat du coin ? Mmmm, poussons le vice jusqu’au bout et habillons nous indien en cuisinant thaï. Plus asiatique que ça…

Les photos de la soirée suivront mais en attendant, voici le plat que j’ai décidé de faire pour ce soir : une soupe thaï Tom Yum Goong. J’ai bien conscience de me répéter, que Tom ou Yum doit déjà vouloir dire soupe mais bon, dans le doute… Attention, c’est terrible, je tombe dans les classiques, j’ai déjà fait ce plat une fois ! Tous en cœur, ooooooooooooh.

Pour le Tom Yum Goong (8 personnes), il faut ;

  • 1.5L d’eau
  • environ 20 crevettes crues
  • 1 citron vert
  • 3 tomates
  • 8 racines de citronnelle
  • un peu de galanga
  • 5 gousses d’ail
  • 3 petits piments rouges (enfin selon le degré de piquant que vous voulez… avec ça c’est un peu piquant mais pas trop), dont on a retiré les pépins
  • 200 g de champignons de paris
  • 6 cuillères de sauce poisson
  • 3 cuillères de sauce soja

Perso j’ai rajouté des carottes et des minis maïs, parce que j’avais envie non mais ! Alors, à part se procurer les ingrédients bizarres (j’ai découvert une épicerie asiatique sur le parvis) et à les préparer, la recette est relativement simple.

  1. Décortiquez les crevettes (ça c’est la partie la plus beurk), et réservez les queues. Les carapaces et les têtes vont dans l’eau, et portez le tout à ébullition. Une fois que ça bout, filtrez l’eau et jetez les carapaces et les têtes.
  2. Remettez le bouillon sur le feu, et hop ajoutez tous les ingrédients et les sauces, sauf les crevettes. Portez à ébullition et ensuite laissez frémir 5 minutes.
  3. Ajoutez les crevettes et laisser frémir encore 3 minutes.
  4. Cette étape est facultative mais personnellement j’aime bien que tout se mange dans un plat, donc je filtre à nouveau pour enlever l’ail, le galanga, les feuilles de combava, les piments et la citronnelle. Hop, remettez tout ensemble.
  5. Ajoutez le jus de citron vert, et ajustez l’assaisonnement si nécessaire. C’est prêt !

Verdict ce soir, après dégustation 🙂

A bientôt !