Une escapade à Oxford

C’est par un beau et chaud samedi de juillet (le 23 plus précisément) que ma visiteuse d’un week-end (Carole) et moi avons été visiter Oxford. Cette fameuse ville universitaire est située à environ 50 miles de Hemel, soit à peu près à une heure de voiture.

D’abord, et ça vaut pour la plupart des villes « musées » comme Oxford et Cambridge, je vous conseille vraiment d’opter pour l’option tranquille des park & ride. On trouve une place en 10 secondes, on ne paye pas grand chose pour le parking: 2£ pour 11h, je vous mets au défi de trouver ça plus près du centre-ville. Ensuite on prend un bus qui passe toute les 10 mins et coûte 4 £ pour deux pour un aller-retour. Plus cher que le parking, mais bon ça reste intéressant dans l’ensemble. 10 min plus tard, nous voilà en plein centre d’Oxford. Je valide.

Première impression: mais quel monde ! J’ai du mal à y croire. D’une part, il y a les groupes d’étudiants étrangers (essentiellement asiatiques) en voyage linguistique et

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Plafond de l’escalier – Christchurch College

sûrement en repérage pour une future candidature. Après j’imagine qu’ils ne vont pas pouvoir prendre tout le monde. D’autre part, il semblerait que ce soit un jour de remise de diplôme, alors on voit un certain nombre de parents endimanchés fiers comme des paons avec leur jeune adulte arborant la toge traditionnelle. Amusant à voir.

Première visite, Christchurch College. Un conseil, ne passez pas par Grove Walk/Merton Walk: au milieu, il y a ce qu’on appelle une kissing gate. Seulement une personne peut passer à la fois, dans un sens. Compte-tenu du monde qu’il y a dans la ville, j’ai vu mon premier bouchon humain hors de Londres et de ses stations de métro. Bref, passez par St

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Great Hall – Christchurch College

Aldate’s. On fait la file en plein cagnard, pendant que d’énormes groupes d’étudiants passent vite (on dirait qu’ils ont réservé). Heureusement, malgré le monde, la visite est bien organisée et linéaire donc peu importe le monde. Les fans d’HarryPotter reconnaîtrons l’escalier et espéreront y voir Dame Maggie Smith en McGonagall. Le grand hall aussi semble familier… Bref, on est bien dans une école anglaise prestigieuse. Il ne manque que la magie.

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Plafond de l’escalier – Christchurch College

Après une pause déjeuner bien méritée, nous nous dirigeons vers la Bodleian Library. C’est en arrivant que je me suis souvenue qu’il fallait réserver un tour online pour pouvoir accéder aux bâtiments, pas de visite libre ici. Après tout, c’est une bibliothèque que les étudiants utilisent. Hélas, tous les tours sont complets… Il faudra revenir pour voir ça quand même. Note pour plus tard.

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Magdalen College

Nous décidons de nous balader dans la ville, avec la rivière et éventuellement du punting en tête. Le punting est traditionnel des villes universitaires, je laisse Wikipedia vous expliquer. Mais en passant, nous sommes intriguées par la Magdalen College. On se décide à visiter et quelle excellente décision. C’est beau, il n’y a pas grand monde et on peut se faire une belle ballade le long de la rivière. Il y avait même un mariage dans le cloître, et des chevreuils (d’élevage) dans un champ. C’est chouette, je vous conseille la visite.

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Magdalen College

On finit par sortir de ce bel endroit, et on se dirige vers les endroits qui proposent du punting. Et là c’est le drame. D’une part, on dirait qu’il n’y a que des bateaux à louer, pas vraiment de tours comme à Cambridge. Le punting, c’est dur et on est que deux. En plus, il y a une file d’attente énorme, ça ne donne pas vraiment envie. Et enfin, contrairement à Cambridge, la rivière ne passe pas devant les collèges. Autant vous dire qu’on a vite abandonné l’idée. Si vous voulez tenter l’expérience, allez plutôt à Cambridge.

A défaut, on repart au hasard dans la ville, vaguement en direction de l’autre côté, vers le château, ou ce qu’il en reste. Ici aussi, il y a moins de monde, bonheur. On s’arrête pour luter contre la chaleur avec un cocktail sans alcool au gingembre et avec plein de glaçons, le long d’un canal. Bonheur. Le château a été bien utilisé, l’intérieur à ciel ouvert est occupé par des terrasses de restaurants, des bars. Une bonne ambiance ! Mais il est encore tôt pour le dîner.

Bref, je pense que je retournerai à Oxford, au moins pour visiter la Bodleian library. Mais sûrement hors-saison, si je sais ce que ça veut dire pour Oxford. Des idées ?

Allez, la suite, bientôt.

Italie des Grands Lacs – Jour 4: Lago di Como

Bon, ça ne vaut pas le petit dej’ dans le jardin avec les tortues mais la vue sur la montagne de la salle du petit dej est pas si pire. Et il y a de la pastèque, plein de pastèque. Et des croissants très honnêtes, je dois l’avouer. On aurait bien pris un petit bain, mais bon, la piscine est toujours « cassée ». La journée s’annonce chaude…

On se met en route pour Lenno, le village qui suit Argegno, vous savez, là où on est allées se baigner hier. Il y a là une presqu’île, avec, au bout, une autre villa. On aime bien les presqu’îles (voir Orta) et on aime bien les villas (voir Villa Madre). La combinaison des deux s’annonce très sympathique. Mais avant ça, il nous faut notre petite dose d’aventure habituelle. Ce serait trop facile.

Nous commençons par tenter de trouver une place de parking. Facile, un jour de marché. J’ai dû louper un panneau, je me retrouve avec la Fiat Pandi Panda dans une rue piétonne, avec les marché au bout. Je suis quasiment sûre de m’être fait insulter par un local, mais bien sûr je n’ai rien compris. Demi tour en trois points, avec le port d’un côté, non je n’ai pas chaud. Retour à côté de l’entrée du chemin qui mène à la villa, et là, gros coup de chance, une place magnifique, à l’ombre et gratuite. J’aime. Le marché nous tente, et on va s’acheter de quoi faire un bon pic-nic. La chasse au pain nous amène bien loin et il fait très chaud, mais on y arrive.

IMG_2121Maintenant, il est temps de s’y mettre ! En route pour la villa Balbianello. Il y a deux chemins pour y accéder, un « facile » et un « panoramique »… Il fait tellement chaud que le choix du chemin facile est l’une des décisions les plus rapides qu’on ait jamais pris lors de ces vacances ! Il fait bon à l’ombre naturelle, et on aperçoit le lac. C’est beau. Arrivées au guichet, on opte pour la visite combinée de la villa et des jardins. Il est possible de ne visiter que les jardins, mais je vous conseille vraiment de faire les deux. En plus j’ai eu 30% de réduction grâce à ma carte du National Trust anglais. Classe et étonnant.

L’histoire de la villa est originale. Elle a appartenu à des américains, mais surtout à Guido IMG_2130Monzino, un explorateur italien. L’homme a été au pôle nord, dans les Andes et quasiment en haut de l’Himalaya. Il a fait de la villa un endroit sobre mais magnifique, avec des objets de goût et une déco vraiment agréable. La vue sur le lac ne gâche rien. Notre guide en anglais est très sympathique et toutes ces anecdotes sont vraiment intéressantes. J’ai beaucoup aimé le passage secret. Je prendrais la chambre principale, merci. Les jardins sont magnifiques et notre pic-nic est bien agréable, malgré la chaleur étouffante. Je laisse les photos parler pour les jardins. C’est le paradis.

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De retour en ville en plein milieu de l’après-midi et sans l’ombre agréable des arbres, la chaleur est vraiment étouffante. Nous nous dirigeons vers le quai, pour prendre un bateau et visiter le reste du lac. Il est tard, ça va être tendu d’aller voir Bellagio et Menaggio mais c’est jouable. Sur le chemin du quai, on passe devant l’Albergo Lenno, un hôtel restaurant qui sert encore à manger… Il y a une piscine. On achète les billets mais cette piscine me reste dans la tête. Ni une, ni deux, je vais la tenter: « dites monsieur le serveur, si on prend un verre, est-ce qu’on peut aller se baigner ? ». Gros bluff des vacances… Et ça marche ! y a rien de meilleur que ce moment. On avait vraiment trop chaud. Bonheur intégral. Tant pis pour Menaggio.

On se contente d’aller à Bellaggio, apparemment le Saint Trop’ du lac de Côme. 40 mins de bateau plus tard, et je vois que c’est tout à fait ça… Clinquant, avec des magasins pour touristes friqués. On se prend une glace plutôt moyenne, assises sur le port, belle vue mais beaucoup de bruit et du monde. On fait un petit tour dans la ville, ça monte, ça descend, pas vraiment enchantées. Il y a bien un enoteca qui nous a fait de l’œil au passage mais on décide plutôt de retourner sur Lenno, où il y en a une qui est indiquée avec éloge dans le routard. Hop, retour dans le bateau.

Et là c’est le drame. L’enoteca en question, la Cantina Follie, est réservée entièrement pour une soirée privée… Il est un peu plus de 19h, on ne sait pas quoi faire. Bah on va aller direct au resto qu’on avait repéré sur le guide, il y a une terrasse, on ira se prendre l’apéro là-bas. Et là c’est re-le drame, on avait pas lu les petites lignes, c’est fermé le mardi. C’est pas notre soir. Après une expédition dans les montagnes vers un resto qui nous tentait moyen, on se décide à aller à La Darsena, un peu à reculons mais bon, on n’a pas vraiment le choix. La vue est belle, la musique est horrible mais on ne l’entend plus au bout de quelque temps. Ouf. Et ce qui est dans l’assiette est vraiment chouette. On se fait plaisir, après tout c’est mon dernier soir avant le retour en Angleterre !

J’espère que ça vous a plus. Le prochain voyage/citytrip, bientôt !

Italie des Grands Lacs – Jour 2: Lago Maggiore et Suisse

Aujourd’hui dimanche, deuxième et dernier jour sur le Laggo Maggiore. Le plan de la journée ? Prendre un train panoramique vers la Suisse. Normal. Mais nous on aime les plans compliqués, surtout quand ils ne se déroulent pas comme prévu. Ah bravo.

C’est le deuxième jour au Lac Majeur, et le petit dej dans le jardin de Guiliano, à la fraîche, est plus qu’agréable. D’un accord commun, on ne s’est pas non plus pressées pour ce matin, comme hier. C’est le problème avec peu de vacances, on a aussi besoin de se reposer. Tranquille. Vraiment cet endroit me plaît, vive AirBnB.

On prend la voiture et on remonte une des vallées qui donnent sur le lac, vers Domodossola. J’aime les noms de villes italiens, avec leurs accents improbables (ici sur le deuxième « do », apparemment). C’est d’ici que part le train panoramique, mais chaque chose en son temps, il est midi : manger ! L’Italie, j’adore, mais le dimanche c’est mort… Heureusement, le coin est quand même un peu touristique et on a réussi à trouver la place principale, avec un peu d’animation. Il y a plusieurs bars ouverts, on tente un truc un peu bio/végétarien qui à l’air sympa. 10 mins plus tard, toujours personne n’est venu nous servir, tant pis on va ailleurs ! Et puis bon le pâté végétarien au pays du prosciutto crudo c’est quand même un sacrilège. On se rabat sur le PMU du coin, qui fait aussi des sandwichs, et qui est d’accord pour nous les emballer à emporter. Il se fait tard.

Première vraie visite de la journée, on se dirige vers le Sacro Monte Calvario. Il s’agit d’un endroit assez étonnant, car créé pour remplacer le pèlerinage à Jérusalem pour ceux qui ne pouvaient pas aller jusque là-bas, trop cher et trop dangereux. Alors moi la religion catholique, je n’y connais pas grand chose. Depuis le centre ville et jusqu’au sommet de la colline/montagne, il y a un série de chapelles qui retracent le calvaire du Christ avec des scènes plus vraies que nature à base de statues en stuc. Le tout protégé par une inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. Ça donne un truc franchement effrayant dans un paysage magnifique. Non, on a pas fait toute la ballade, ça monte sévère et il fait trop chaud. Intéressant à voir, mais est ce que ça vaut les trois étoiles dans le Routard ? Pas sûre.

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On revient vers le centre ville de Domodossola pour aller prendre le train. il n’y a personne au guichet, encore un coup du dimanche italien ? Non! le guichet ouvre quand le chauffeur du train/guichetier arrive avec le train suivant. Normal. Il est deux heures, on a loupé le train panoramique de 13h30 et le suivant (et dernier!) est à 15h10.  Les problèmes d’horaires, c’est le thème des vacances. On ne pensait pas non plus que le trajet durait près de deux heures. On n’aura pas de train panoramique pour le retour. Rester à Domodossola une heure de plus ne nous enchante pas… On a déjà fait le tour. On décide de prendre un train non panoramique mais qui ne va pas jusqu’au bout, pour au moins avancer. Le chef de train nous conseille de nous arrêter à Santa Maria Maggiore, c’est très beau qu’il dit. Excellent choix, oui le petit village est charmant. Une église magnifique avec des décorations très riches, complètement disproportionnées pour un si petit village. Il fait très chaud sur ce haut plateau.

On attrape le train panoramique, direction Locarno en Suisse. Cette partie là du voyage est très impressionnante. On longe un précipice vertigineux, avec une magnifique rivière au fond. Vraiment magnifique, mais les vitres nous empêchent de prendre de belles photos. Arrivées à Locarno, on se décide à ne pas attendre le dernier train mais à prendre l’avant dernier… Qui part 20 mins plus tard ! Pas le temps d’acheter du chocolat suisse, mais un tour rapide pour voir à quoi ressemble le lac de ce côté là et hop on est reparties pour deux heures de train non panoramique.

IMG_0572[1]Au moins on arrive à 19h30, une heure de route vers Cannobio en mode montagnardes de l’enfer (quelle route horrible) et on s’arrête manger au restaurant Grotto Sant’Anna que j’avais repéré sur le routard et n°1 sur Tripadivsor… Ah trop bon, enfin de la bonne bouffe comme on en a eu plus souvent sur les autres voyages en Italie. Les gambas au citron sicilien en entrée sont divines. Les pâtes aux truffes (je fais une fixation, oui) sont tellement bonnes et sentent depuis la cuisine. Le dessert est absolument délicieux. Parfait. Je recommande si vous passez par là.

La suite, bientôt !

Italie des Grands Lacs – Jour 1: Lago Maggiore

Et oui, me revoilà ! J’ai l’impression de dire ça un peu trop souvent… C’est un peu étrange la relation que j’ai avec ce blog : parfois à fond, parfois silence pendant des mois ! Mais là j’ai quand même des choses à dire alors, me revoilà. Pour le moment.

Il y a déjà deux semaines, je suis partie en Italie avec mon acolyte de voyage préférée, Audrey. Vous savez ? Celle de Naples, de la Sicile, de la Crête… On est le plus souvent sur la même longueur d’onde, on aime les mêmes choses en voyage. Que demander de plus ? Cette année le voyage habituel est assez limité pour moi, 4 vrais jours de visite seulement sur place (je ne compte pas les jours de voyages) parce qu’il ne me reste pas beaucoup de jours de vacances. Oui bon j’ai prévu 2.5 semaines en Novembre pour aller en Australie mais bon. Chut.

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Laggo Maggiore

Déjà, l’hébergement. Si vous passez par le lac Majeur, que vous avez des jambes, je vous recommande vraiment d’essayer de réserver sur AirBnB la belle chambre de Guiliano à Cannero Riviera. Extrêmement tranquille, chambre de belle taille avec lit énorme, petit dej dans le jardin… Tout est nickel ! Aussi, c’est agréable d’échapper aux hordes de touristes, qui se concentrent plus vers le sud du lac. Un conseil comme un autre…

On est toutes les deux bien crevées en ce samedi matin, alors on prend notre temps et on profite bien du jardin, quel bonheur! Mais grossière erreur… Je ne m’était pas rendue compte qu’il y avait si peu de bateaux sur le lac Majeur. Vraiment très étonnant. Renseignez-vous la veille, ça évitera les déceptions parce qu’on ne trouve pas d’infos valables sur Internet. Les horaires sur papier ressemblent aux anciens horaires de la SNCF, c’est drôle même si c’est bien dur à lire.

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Isola Madre

Au final, nous nous décidons pour une excursions à la journée vers les Îles Boromées, plus précisément l’isola Madre et l’Isola Bella. Il s’agit d’îles privées mais visitables, il y a même un billet combiné pour les deux, plutôt intéressant. De la première, l’isola Madre, on retient surtout ses jardins, magnifiques et luxuriants, avec des vues absolument époustouflantes sur le lac. Et des paons blancs. Oui, blanc. Plutôt classe. Par contre, le palais est assez vieillot et sombre. Au contraire, sur la deuxième, Isola Bella, le palais est impressionnant mais les jardins sont très « minéraux » et franchement mégalo. Bon les vues sont aussi sympa, ne crachons pas dans la soupe. C’est juste une histoire de comparaison. Avec tout ça, on a passé une bonne journée. Je laisse parler les photos.

Le retour en bateau est agréable mais plutôt long. On se décide à aller manger du cöté de Cannobio, quelques km plus loin en direction de la Suisse. Il y a du monde, et de la musique cheesy sur le front de lac. Dommage. On se rabat vers l’intérieur de la ville, pour manger à la terrasse de Vizi & Sfizi, le restaurant de l’hôtel Pironi, grâce au Routard. C’est bon, pas exceptionnel et ça sent un peu le tourisme mais c’est très agréable. Pâtes à la truffe et tiramisu.

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Isola Madre

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Isola Bella

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Cannobio

La suite, bientôt !

Dublin – Jour 6: Jameson’s & back

Les bonnes choses ont une fin, il parait… C’est nul, mais c’est comme ça: voilà le dernier article sur mon trip à Dublin ! Après, ma mère m’a dit il ne faut jamais dire jamais, alors, pourquoi pas ? Sauf que là j’ai envie de soleil et de mer (chaude). Comment ça je hante les sites de voyage divers et variés. D’ailleurs si vous cherchez quelqu’un pour voyager en juin ou potentiellement en juillet, je suis là !

IMG_0991J’ai failli réunir deux articles en un, parce que cette dernière journée à Dublin fût bien courte, mon avion étant à 17h. Mais vous me connaissez, je sais profiter du moindre instant. Ce lundi est un jour férié en Irlande: le first monday of May, il ne faudrait pas confondre avec le August holiday ou le June holiday. Quand je pense qu’on s’embête avec des noms comme « ascencion », « pentecote » et autre armistices… Les irlandais ont la vie plus facile, c’est sûr. Après avoir envoyé Alma à l’aéroport (son avion étant plus tôt que le mieux), hop direction les magasins, il faut le dire, je n’en ai pas eu assez. Mais ce jour étant férié, les magasins ouvrent comme ils ouvrent le dimanche: ils ouvrent quand même, mais plus tard.

IMG_0987Ni une, ni deux, je change de plans et je pars directement pour visiter la Jameson Distillery. Un peu tôt pour un whiskey ? Jamais! Et heureusement que je me présente tôt, les visites sont rapidement complètes après la mienne… Un lundi ! Je n’ose même pas imaginer ce que ça doit le week end. J’ai lu que la brasserie Guiness, l’autre attraction alcoolisée de Dublin, était l’attraction payante la plus visitée d’Irlande. J’en garde d’excellents souvenirs, et je vous le conseille grandement. La distillerie Jameson, c’est très sympa aussi, mais à beaucoup plus petite échelle. Au lieu d’une visite libre (qui laisse le temps de profiter), la visite est guidée un peu au pas de course: on n’a pas vraiment le temps de penser aux questions qu’on pourrait poser. Après le guide est très sympa, et la visite intéressante, mais j’ai trouvé que ça allait trop vite. La dégustation est bien faite, on compare le whiskey Jameson (triple distilled) à un whisky écossais (Johnnie Walker, double distilled) et à un bourbon américain (Jack Daniels, single distilled). IMG_0986Mais vu que j’ai fait la dégustation spéciale lors de ma visite d’Edinbourgh l’année dernière, je sais qu’il y a des whiskys écossais  bien meilleurs… Biaisée la dégustation ? Un peu à mon avis… Il est un peu trop tôt dans la matinée, sinon j’aurai tenté la dégustation spéciale aussi.

Mais en sortant, je me félicite de mon choix, j’ai l’impression que mes jambes sont lourdes ! C’est pas grave, je n’ai pas long à faire jusqu’à Penneys/Primark où j’oublie le temps, puis Debenhams où je trouve LE maillot de bain. Je tente une virée vers le magasin outlet de Patagonia de l’autre côté de la rivière: si vous allez à Dublin, je vous conseille d’y aller, les prix sont impressionnants et la qualité est là. Dommage que je n’ai eu besoin de rien.

Et voilà, c’est la fin… J’espère que cette aventure vous a plu ! On verra ce que je vous raconterai la prochaine fois: surprise !

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A bientôt !

Dublin – Jour 4: Glendalough

On pourrait croire, que vu que c’est (encore un peu tout du moins) le week end, j’ai un peu d’avance sur la narration de mes épopées irlandaises. Que nenni mes braves, que nenni ! Je suis à la bourre… OK, ça va, je sors… Ou plutôt je reprends le cours normal de ce post. Non mais.

Ce jour 4 est donc le samedi, et en me levant, j’ai un petit doute sur le déroulement de la journée… Il pleut à verse, et pas le genre de pluie qui va juste cesser d’un coup pour laisser apparaître un soleil de plomb. Quoique avec le temps irlandais, on ne sait jamais, j’ai appris à me méfier, et dans les deux sens. Hélas, spoiler alert, ce n’est pas le cas ce jour-là, et le temps de la journée est resté définitivement et complètement mouillé. J’ai d’ailleurs appris plusieurs mots signifiants « pluie », il semblerait qu’en Irlande il y ait au moins un mot pour décrire toutes les intensités de pluie… Normal ! Par contre, et j’en suis désolée, je n’ai aucune photo perso de cette journée (sauf une, à vous de deviner). Pour une raison étrange je n’avais pas envie de sortir mon appareil de mon sac et encore moins mes mains de mes poches !

La vallée des deux lacs, comme j'aurai dû la voir...

La vallée des deux lacs, comme j’aurai dû la voir…

Donc notre programme du jour est d’aller en groupe (amis et enfant compris) se balader à quelques kilomètres au sud de Dublin (50 pour être précise), dans le comté de Wicklow. Objectif ? La vallée des deux lacs, ou Glendalough.

Nous nous arrêtons en route pour le lunch dans le village d’Enniskerry. Ne me demandez pas de prononcer ce nom, j’en suis incapable, et j’ai eu du mal à retrouver de mémoire ! Bref, un bon point de ravitaillement sans chichis, Poppies Country Cooking. Que du bon, surtout la fameuse apple pie comme on les aime (moi en tout cas). Il fait bon et sec à l’intérieur, alors qu’il fait toujours aussi moche dehors… Peut être est-ce la raison de notre absence de volonté face au retour vers l’extérieur.

Mais il faut bien se faire violence, n’est-ce pas, alors c’est parti, allons au visitor center de Glendalough… Au moins il y fait sec ! Mais hélas, les expositions ne sont pas des plus fascinantes, et l’intérêt essentiel du lieu vaut par les balades à faire autour du centre.

La tour du monastère

La tour du monastère

Allez, peu importe, j’ai un kway que diable, allons nous balader…Mouais, j’avais oublié que mon kway n’est pas très long et que mon pantalon est vraiment très léger (quelle idée aussi). De beaux bâtiments datant de l’ancien monastère fondé par StKevin auVIeme siècle. C’est très brut mais impressionnant, justement parce que c’est encore debout. Cette tour ronde sans porte (il fallait une échelle) est très haute mais construite sans mortier, quelle classe ces irlandais. Des tas de tombes, des croix celtiques en veux tu en voilà, des bâtiments tout petits mais censés loger plusieurs moines… Bref, super intéressant pour quelqu’un comme moi qui aime l’histoire, mais bon l’histoire c’est bien, mais surtout quand on est au sec. J’espère pouvoir découvrir les minoens à mon aise en Crète… (mais j’ai plus de chances quand même, à priori).

La tour du monastère

Une des églises du monatère

Nous partons peu après pour une belle balade au sec en voiture dans les montagnes de Wicklow, c’est beau on joue à cache-cache avec les nuages, et le bord de la route est couvert d’ajoncs. On se croirait dans Braveheart, qui justement a été tourné dans le coin. Ecosse/Irlande, même combat (Liberté!). On tente d’aller voir la fameuse installation hydroélectrique de Turlough Hill, mais tout à l’air bien fermé (et brumeux), donc nous faisons demi-tour, avec un arrêt photo de groupe sous la pluie, parce que, quand même. Il faut que je la récupère cette photo d’ailleurs !

Le groupe se scinde en deux, chaque voiture part vers différents horizons (c’est beau), pour nous (Alma, notre excellent ami/guide local et moi même) ce sera le fameux « The Wicklow Heather« . Si on dit que tous les chemins mènent à Rome, ce jour là, tous les chemins mènent au Wicklow Heather, tellement j’ai bien l’impression que Kevin le chef du groupe tenait à y manger ! Une excellente idée en tout cas, d’abord il y fait sec et chaud (mon pantalon sèche lentement mais sûrement) et le cadre est très joli. Et je pense que nous avons une des meilleures tables, à l’écart dans un coin mais entouré de fenêtres avec vue sur… Le heather (ajonc) de Wicklow (la région). Ensuite, mais c’est essentiel, le manger est délicieux ! Si, si, je vous vois, là-bas, en France, à douter… Si, si c’était très bon et très fin. Mon saumon était cuit à la perfection ! Et le steak d’Alma tendre à souhait… Je n’ai pas goûté le cabillaud de Kevin, mais ça avait l’air chouette aussi. Bien joué !

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ça avait l’air sympa, pourtant !

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Et pourtant, on a eu ça !

Un coup de tour de magie plus tard (hop l’addition est déjà payée, grrr, on avait pourtant tout prévu, Alma et moi) et hop nous voilà de nouveau sur les routes… Direction le cinéma, parce qu’en Irlande, en Belgique ou en France, quand il pleut, qu’est-ce qu’on fait ? On va au ciné ! Voir Avengers 2: Age of Ultron, qui permet de terminer en beauté (mais j’y reviendrai avec la critique) une journée qui aurait pu être aussi moche que le temps !

Sur ce, à bientôt pour la suite.

Dublin – Jour 3: Bray to Greystone

Alors que revoilà la sous-préfète… Ou plutôt le troisième épisode de mes récentes aventures irlandaises, après ça et ça. Je vous rassure, je ne suis pas partie un mois, ce sera plus une mini série qu’un long feuilleton à la « plus belle la vie ». Ouf. Au menu de ce vendredi, coolitude.

On ne commence pas trop tôt, parce que bon, la veille à 7h du mat’ ça pique un peu les yeux. Il faut bien qu’on se rattrape, alors direction Irish Breakfast ! Notre guide d’hier nous a recommandé un restaurant qui, à priori, sert les meilleurs irish breakfast du coin: le métro café, pas loin de Grafton Street. J’opte pour l’option sans oeufs (tu déconnes?) soit des pancakes avec bacon et tutti quanti (miam) alors qu’Alma cède au full irish. C’est beau, c’est bon mais au final c’est peut-être un peu trop « tendance » et pas assez authentique. Moi je ne dis rien, je n’y connais rien et c’était bien bon, ma foi. Et le décor est sympa ! Bref, une bonne découverte.

La plage de Bray, avec au fondle promontoire rocheux derrière lequel se trouve Greystones.

La plage de Bray, avec au fondle promontoire rocheux derrière lequel se trouve Greystones.

Ensuite, il faut bien dépenser tout ça, alors on part vers la banlieue de Dublin. Un petit tour rapide en DART (Dublin Area Rapid Transit, qu’est ce vous croyiez ?), et nous voilà en bord de mer dans la station balnéaire de Bray. C’est joli, c’est pas encore la pleine saison mais le soleil pointe son nez, le vent n’est pas trop froid et la mer est belle. Que demande le peuple ? Une jolie balade ? d’accord ! Il faut un peu plus de deux heures (je n’ai pas compté) pour rejoindre Greystones, de l’autre côté d’un promontoire rocheux. C’est beau, c’est facile, bien délimité et bien indiqué, bref une jolie balade à faire par relatif beau temps. Ici, il faut se bouger même si il pleut ! Car il ne pleut jamais longtemps (enfin c’est ce que je croyais jusqu’à ce vendredi fatidique,pour comprendre il faudra le post de demain).

Sur le chemin de Bray à Greystones.

Sur le chemin de Bray à Greystones.

Bref. La côte est couverte de ces arbustes aux fleurs jaunes (des ajoncs épineux, il paraît) qui sentent si bon la noix de coco (étrange en Irlande) et de plein de sortes de fleurs sauvage, j’adore. Il y a aussi des tas d’oiseaux marins, mai aussi le clou du spectacle: j’ai vu un phoque ! Au début, j’étais là « non c’est un rocher », « ah ben non ça bouge », « oh c’est un phoque », « oh il est déjà parti », « reviens ! ». Excellent ! A priori, d’après notre expert local es  Dublin, il était là pour effrayer les oiseaux qui mangeaient son poisson, pas pour manger les oiseaux eux-mêmes. Mouais. C’est pourtant pas mauvais, la mouette, n’est-ce pas ?

Sur le chemin de Bray à Greystones (avec les fameux ajoncs)

Sur le chemin de Bray à Greystones (avec les fameux ajoncs)

Il est 14h30, et devinez-quoi ? J’ai FAIM ! Etrange, non ? Bref, nous nous dirigeons vers un café de Greystones qui nous a été recommandé par le même expert que je mentionne plus haut. Enfin, recommandé, « ah ben non moi j’y suis jamais allé en fait ». Tout ça me rappelle une vieille histoire de Vosges et d’Ardennes. Moi, voyageant dans les Ardennes belges avec des amies, dit « c’est beau par ici, on dirait les Vosges », « ah oui ? tu connais les Vosges? », « ah ben non, en fait ». Oh, oh. Mais fermons la parenthèse. Le café, « The Happy Pear », était un excellent choix, dans le genre magasin/bar bio à l’extrême et bobos qui vont avec, pour un repas en terrasse super sympa avec des bonnes choses dedans. Alma et moi avons cru de prime abord que le bol de ragoût et l’assiette de salade posés sur la table à côté de nous était une sorte de vitrine de ce que nous pouvions manger dans ce bar, donc nous n’avons rien fait que nous émerveiller avec des « oh » et des « ah » quand un oiseau tout mimi est venu choper un morceau de ragoût. Ah, non, en fait il s’agissait de repas d’un jeune homme voyageant seul, qui était rentré quelques minutes dans le bar… Oups !

C’est amusant comme les retours en train paraissent souvent plus long que les allers, et celui-ci n’a pas échappé à la règle. La suite de la journée se passe en séance shopping bien comme il faut dans les magasins de Henry Street (Debenhams, Penneys…), puis nous nous posons à The Church, une église désacralisée (obviously), transformée en lieu de perdition (entendez un bar/resto/boite plutôt sympa). On est vendredi, le bar principal est bondé, tant pis on se replie vers la crypte, quelle bonne idée: un groupe de musique folklorique s’y produit, avec danseurs ! Tout ça se transforme en night club plus tard mais nous restons soft, on mange un peu et hop, retour à l’hôtel pas trop tard. Après tout, nous n’en pouvons plus et le lendemain la journée sera loooooongue.

A bientôt pour la suite !

Dublin – Jour 2 : Cliffs of Moher Tour

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Les cliffs of Moher

Aujourd’hui, Dublin Jour 2 (le jeudi quoi, voir l’épisode 1 ici). Ce titre est en fait complètement mensonger, vu qu’on a quasiment pas passé de temps dans les murs de la ville ce jour là. Mais bon, que ne faut-il pas faire pour garder la cohérence d’un feuilleton ? Bref, ce jour là, direction l’autre côté de l’Irlande, côté ouest vers les « cliffs of Moher » avec l’Atlantique en toile de fond. Nous avons pris l’option tour tout inclus, avec la compagnie Wild Rover, après discussion de fond avec une dame bien sympathique à l’office de tourisme de Dublin. Pas de guide lors des visites, juste le transport et quelques explications en chemin en fait. Le premier arrêt du bus se fait à deux pas de notre hôtel, pratique si tôt le matin. Je ne serai pas moi si je ne m’étais pas débrouillée pour avoir la meilleure place dans le bus, mais si vous savez celle tout devant à gauche !

Petite parenthèse ici pour les futurs touristes en voyage à Dublin, il y a beaucoup de « faux » offices de tourisme à Dublin, qui sont en fait des enseignes de sociétés privées qui ne vendent évidement que leurs propres produits. Si vous cherchez les vrais, il y en a un sur O’Connell street sur la droite après le Spire en remontant de la rivière, et un autre juste à côté de trinity college. Vous êtes prévenus !

Les cliffs of Moher

Les cliffs of Moher

En route tôt le matin (7h), trop tôt pour le petit dej de l’hôtel… Tant pis on attendra la pause prévue dans le voyage pour se sustenter. Dommage qu’elle soit plus tard que l’heure annoncée, j’ai FAIM. Rien depuis, depuis, euh, je ne me souviens plus ! Quelle aventure ! On continue la route pour arriver directement aux fameuses falaises et là, BIM, dans ta face comme c’est beau. Oui, je sais je deviens un peu racaille quand je m’emotionne. C’est grandiose et en plus il fait un temps magnifique, ciel bleu et mer d’huile. Après, ça aurait peut-être été encore mieux avec des vagues qui s’éclatent contre la roche mais bon, on ne peut pas tout avoir, n’est-ce pas ? Ce n’est que le début de la saison, il n’y a pas grand monde, c’est chouette de se balader sur le sentier. Je conseille vivement de faire ce que l’on a fait, c’est à dire partir vers la gauche là où le chemin est le moins « aménagé », c’est beaucoup plus sympa. Et je conseille même de passer au-dessus du muret de pierre de protection, si vous êtes un adulte un minimum responsable… C’est encore plus beau et plus impressionnant. Bref, je laisse les images parler.

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The Burren

On aurait aimé rester plus longtemps, mais bon, il faut se plier aux horaires du tour organisé… Deuxième étape, sous un ciel de plomb (si, si, je parle bien de l’Irlande), vers le Burren, une région très rocailleuse, très impressionnante. Les fleurs poussent entre les rochers qu’on escalade tranquillement, c’est chouette. Puis c’est reparti dans le bus, direction Galway. Le chemin est juste magnifique, avec châteaux/tours « génoises » en fait anglaises (rapport à celles qu’on voit partout en Corse) à moitié détruites, cottages d’un blanc éblouissant sous le soleil et mer d’huile dans la baie. Il parait qu’il y a là des dauphins mais je n’ai rien vu, bouh.

Il est 16h, on arrive à Galway, juste à temps pour… Le déjeuner ? Le diner ? A ce stade là, je n’ose même plus demander… Mais c’est la meilleure option, parce qu’on ne voulait rien rater des falaises et que le temps y était déjà limité. Donc ce sera le traditionnel « fish & chips » au Dail Public House (pub quoi) & restaurant, sur les conseils de notre guide très sympa. délicieux, poisson exceptionnellement frais, le tout arrosé d’une half pint de l’excellente bière artisanale locale, la Galway Hooker. Parfait ! On a même le temps de faire un tour dans la ville avant de revenir au bus et de rentrer sur Dublin.

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The Burren et la mer d’huile en fond.

Voilà une excellente journée, n’est-ce pas ? Vous vous dites sûrement, voilà pour ce jour là, non non non mes chers amis, la journée n’est pas finie. On rejoint dans un pub de Dublin un ami d’Alma qui y fête le départ d’un de ses amis. Il s’agit du fameux « pub with no name » (le bar sans nom). Les pubs fréquentés par les dubliners ne snt pas ceux de Temple Bar, attrape-touristes, mais plutôt du côté de l’ouest de St Stephen’s Green, au sud de Grafton street. Moi, mal à l’aise dans un bar blindé remplis de locaux inconnus (sauf Alma et l’ami en question) qui parlent beaucoup trop vite pour mon niveau de fatigue, et avec une patate dans la bouche, le tout accompagné d’une musique assourdissante ? Naaaaan ! J’en perds mon anglais à vitesse grand V, il va me falloir de l’entraînement, je vous l’assure. Mais, à part ce détail, excellent bar et excellente compagnie, j’adore ! Ah bravo ! Il va sans dire que j’ai bien dormi…

La suite très vite ! A bientôt !

Dublin – Jour 1: City & Gravediggers tour

Oui, parce que Dublin j’y suis déjà allée, et pas qu’une fois. Mais bon, qu’est ce que vous voulez, quand on aime, on ne compte pas , n’est-ce pas ? Alors, hop mercredi dernier (il y a une semaine, pas hier hein, ce serait un peu court pour un citytrip) je suis partie pour la capitale de l’Eire le temps d’un week end prolongé de six jours. Celui qui me rétorque « oui, une semaine quoi », n’aura pas forcément tord. Je suis ouverte à la discussion. Le prétexte de ce re-re-re-re-voyage ? Accompagner mon amie Alma (mais si, celle du mariage au Mexique) dans son trip down

Le clocher de Trinity College.

Le clocher de Trinity College.

memory lane, puisqu’elle y a passé quelques mois lors de ses études. Retrouver les endroits de perdition comme ceux d’apprentissage, renouer avec des amis laissés là ou partis ailleurs mais revenus pour l’occasion, et vivre de nouvelles aventures, voilà un bon programme !

Départ mercredi matin, vol sans histoires mais séparées parce qu’on ne choisit pas avec Ryanair. Je suis habituée pourtant mais j’ai zappé l’astuce qui consiste à s’enregistrer le plus tard possible pour tomber sur les places que cette compagnie réserve jusqu’au dernier moment à d’éventuels clients payants pour choisir leur place. Un jeu dangereux mais qui paye ! A bon entendeur… Bref, bus, installage à l’hotel The Glen Guesthouse, moins pire (merci de prononcer le s pour plus d’effet) que ce à quoi je m’attendais en réservant à la dernière minute. Certes c’est bruyant mais la chambre est grande, propre et la literie très honnête. Une bonne paire de boule quies et hop le tour est joué. On commence les hostilités par un repas à l’epicurean foodcourt, un endroit comme seuls les anglo-saxons savent les faire, plein de restos sympas et pas trop chers autour de plein de tables en libre-service. Miam.

Le clocher de Trinity College.

Le clocher de Trinity College.

On se balade, on traîne à droite et à gauche, on réserve notre tour aux « cliffs of Moher » avec la compagnie Wild Rover pour le lendemain puis on se pose boire une « craft » bière (comprenez artisanale) à la Porterhouse, très sympathique endroit (et quel choix, on se croirait au Moeder Lambic) en plein coeur du centre historique de Dublin.

La journée se termine sur un coup de tête qui s’avère être une excellente idée, allez, hop, nous prenons le bus hanté du gravedigger ghost tour de Dublin. Un vrai bonheur, emmené par un groupe d’acteurs très sympathiques et un lot d’histoires terrifiantes sur le Dublin des temps moins modernes. Je conseille fortement, mais pas aux « chicken », comprenez les chochottes, qui pourraient sursauter un peu trop pour leur bien être moral. Mais les animateurs ne se prennent pas trop au sérieux non plus, ça rigole, ça interagit avec le public, bref c’est dynamique et sympathique. Peut être aussi avons-nous bénéficié d’être seulement au début de la saison: notre groupe ne comprenait qu’une dizaine de personnes. Avec plus de monde, il est possible que ce soit un peu moins « fun ». Faut voir.

The Gravediggers Tour

The Gravediggers Tour

Qui a dit qu’il fallait manger le soir, hein ? Et bien pas nous, clairement, vu qu’on finit le tour vers 23h, kaput. La suite, au prochain épisode ! A bientôt !

Week End surprise !

Hey salut par ici, comment, vous m’aviez oubliée ? Bon d’accord, c’est vrai, je suis restée loin d’ici pendant beaucoup trop longtemps… Mais en même temps, je n’ai l’intention de n’écrire ici que des choses que je juge « intéressantes » pour vous. Et, depuis le Mexique, aucun sujet n’est passé au dessus de la barre. Sauf celui-ci !

C’est l’histoire d’un long week end improvisé à Bordeaux qui se transforme en aventure exceptionnelle (pour moi tout du moins).

A Bordeaux, rive droite.

A Bordeaux, rive droite.

Tout commence à Bordeaux donc, avec une journée entière, j’ai bien dit ENTIERE, avec mes parents, ma soeur, mon beauf et la pepette. Bonheur. On joue, on se coiffe, on va aux jeux, on fait des selfies (tellement connected cette petite). Bref ça ne vous parle sûrement pas, mais c’est une des mes définitions du bonheur.

La Concha, vue du haut du téléphérique.

La Concha, vue du haut du téléphérique.

La deuxième partie de la surprise se passe le lendemain quand nous partons, avec mes parents, vers une destination connue d’eux seuls. C’est une surprise, je n’ai vraiment aucune idée et quand nous tournons sur l’autoroute de Dax, je suis perdue. C’est vrai, nous sommes allés dans le Pays Basque cet été, je ne pense pas que mes parents aient prévus de m’amener encore là bas. D’après quelques détails arrachés aux organisateurs, il nous faudrait 2h30 pour arriver… Vraiment, je ne sais pas ! En fait, je n’avais pas tout à fait tord, nous nous sommes bien arrêtés dans le pays basque, mais cette fois-ci, de l’autre côté de la frontière, à San Sebastian ! Quand je pense que cette ville est si proche de Bordeaux mais que je n’y suis jamais allée, j’hallucine. J’ai raté quelque chose !

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Plage de la Concha, vers le téléphérique

Comme c’est beau ici. La plage de sable fin, la mer étale comme en méditerranée car la baie est quasiment fermée, les montagnes qui entourent la ville (on voit la Rhune!), tout est magnifique. Quel bonheur de faire le « paseo » le long de la baie, et la vue du haut du téléphérique est vraiment chouette. Celle du haut du « château » (les défenses militaires en fait) est pas mal non plus. Je ne peux pas m’arrêter de prendre des photos de la mer. Il fait tellement beau que j’ai un peu trop pris le soleil… Mon front et mon nez s’en souviennent ! Côté manger, nous n’avons pas testé les fameux « pintxos »: un des membres du groupe pense que ce n’est pas un repas en soit. Ok, d’accord, surtout qu’à la place nous allons manger à la Bodegon Alejandro, qui, accessoirement est dans le Michelin. Le menu dégustation avec accord mets/vins vaut le détour, un vrai bonheur. Miam. Le lendemain, après avoir subi l’arnaque du siècle pour le petit déjeuner (un tartine au prix d’un croissant), nous nous « contentons » d’un sandwich au Jamon Iberico. Gaaaa… Qu’est ce que c’est bon ça !

Mais ces agapes culinaires ne sont rien en comparaison avec la troisième partie du week end surprise. Je savais d’avance que nous ferions un détour le lundi soir pour aller manger quelque part car mon père « aime bien quand même ». Il s’avère que ce détour est un beau détour de deux heures, pour aller manger à la Ferme aux Grives, le deuxième restaurant de Michel Guerard, à Eugénie-Les-Bains. Ah, bonheur. Pour la petite histoire, ce restaurant est à l’origine d’une frustration intense (maintenant contentée) de mon adolescence: lors des habituelles vacances dans les Landes, mes parents partaient parfois en expédition pour manger là-bas, nous laissant au camping avec un poulet frites… Oh horreur, pas au début bien sûr, mais de plus en plus quand j’ai commencé à apprécier les bonnes choses. Voilà, maintenant je peux dire « ça, c’est fait » et bien fait: dediou que c’est bon tout ça, de la cuisine simple et traditionnelle mais bonne, tellement bonne ! Et maîtrisée comme on l’attend d’un chef aussi expérimenté (je sais que c’est pas lui qui cuisine mais c’est lui qui forme les cuisiniers). Et l’environnement du restaurant est tellement sympa, champêtre, bucolique, très landais traditionnel. On dirait que c’est juste le village de M. Guerard, c’est sûrement le cas en fait (pas de restaurant/cure thermale, plus de village).

La Concha, baie de San Sebastian

La Concha, baie de San Sebastian

Bref, un week end tout en surprise, qui m’a fait beaucoup de bien ! La prochaine étape, peut-être un week end prolongé en irlande le premier mai. Ah ah, oui, gardons la vie pleine de surprises.

A bientôt !