Mexico: jour 15 (Colima), et fin du voyage

Dernier jour à Mexico ! Je ne compte pas le vrai dernier jour, un dimanche, qui s’est résumé à des au-revoirs dans tous les sens (snif), un vol en coucou (cette fois à l’heure), cinq heures d’attente à l’aéroport, des heures d’avion toujours trop longues et un peu de train pour couronner le tout. Et le froid belge. Bref. Le dernier jour est finalement celui pour lequel j’ai fait ce voyage: le mariage de mon amie mexicaine avec son fiancé belge. Je n’ai pas beaucoup de photos malheureusement, j’ai laissé les gens aux appareils surpuissants se charger de ça. C’est beau…

… Mais c’est tôt ! Suite aux aventures en avion de la veille, je n’ai pas vraiment le temps de me retourner que le réveil sonne (à 6h) pour un départ en bus à 7h du matin, direction l’église qui se trouve à Manzanillo, à 1h30 de bus de là. Beaucoup de gens sont venus d’autres pays et restent au même hôtel, et les transports sont organisés. Comme c’est bien fait ! Le seul bémol c’est qu’étant arrivée tard, je n’ai pas pu m’organiser pour le petit dej… No worries, c’est supportable ! Dans le bus, je retrouve d’autres amis qui ont juste commencé leur voyage, d’autres qui en sont à la moitié, alors les 1h30 passent très vite en échange de bons plans et autres conseils en tout genre.

Arrivés à l’église, surprise: le bâtiment est ouvert sur tous les côtés, et le plafond couvert de ventilateurs. Le soleil chauffe comme il faut. J’adore ! La cérémonie en espagnol est assez courte, tant mieux vu je n’y comprends rien (en même temps ça aurait été en français je n’aurai pas plus compris, mécréante que je suis). C’est marrant de voir le prêtre prononcer le nom à rallonge de mon amie beaucoup plus vite que le nom ultra simple et court (mais belge) de son fiancé. Pendant la cérémonie, une guirlande de fleurs naturelles est passée autour des épaules des futurs mariés, je trouve ça sympa. Et la mariée a les mêmes fleurs naturelles dans les cheveux, j’en connais en France/Belgique qui auraient été jalouses !

Après la cérémonie, bonheur, la famille de la mariée distribue de délicieux petitstacos, arrosés d’un jus de palme

Manzanillo - Plage

Manzanillo – Plage

légèrement fermenté dans lequel on a mis des cacahuètes. Même sur un estomac vide ça passe sans problème, vu que c’est plus sucré qu’alcoolisé. Après recherche sur internet parce que j’ai oublié ce que m’a dit mon amie, cette boisson s’appelle du tuba. C’est délicieux, si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas ! Le bus repart vers Colima où notre groupe doit continuer la journée par la visite d’un musée et d’une ville typique des environs de Colima, Comala. Enfin, ça c’était le plan de base… Avant que le bus ne rende l’âme quelques minutes après le départ. Verdict: plus de direction, ce qui est quand même gênant pour un bus me direz-vous… Il nous faudra attendre 1h30 que la compagnie renvoie un autre bus de Colima. L’avantage, c’est que le bus nous a lâché à côté d’une plage magnifique. l’inconvénient c’est que je n’ai ni maillot, ni crème solaire, ni lunettes de soleil. Tant pis, cet arrêt est vraiment chouette ! Au moins j’aurai vu le Pacifique !

Après 15 mins de pause à l’hôtel, on part pour Comala où nous prenons un lunch bien mérité (il est 15h, les tacos sont loins) dans un restaurant original. Ici on ne paye que les boissons (qui en plus seront payées pour nous), les plats défilent tant qu’on ne dit pas stop. Et comme c’est excellent, ça tourne beaucoup. J’aime le concept, surtout avec de la nourriture si bonne et si fraîche. Rien que d’y penser, par rapport au chou qui m’attend ce soir (même si c’est moi l’ai fait donc que c’est délicieux). Bref, l’après midi s’achève par une pause bien méritée à la petite piscine de l’hôtel, en compagnie de nouveaux et d’anciens amis.

Le clou de la journée reste la soirée, qui se passe dans un jardin/hacienda du coin. Nous sommes accueillis par une bande de mariachis et par des cocktails (je prends une margarita, of course), puis dirigés vers nos tables sous un grand tivoli ouvert sur tous les côtés. Je suis à la table des jeunes cool, ah ah tant mieux. Il y a là des potes d’études et de boulot, des cousins, bref une joyeuse bande. Le buffet est délicieux, et l’ambiance est sympathique. Le serveur fait de son mieux pour que mes voisins et moi se moquent de lui, le pauvre. Trop empressé avec nous le jeune homme, mais il ne comprend rien c’est mignon. Le groupe se cantonne a de la musique latino, au début j’ai peur mais, au final, c’est très sympa, surtout qu’ils savent mettre l’ambiance avec des tas d’animations toutes plus folles les unes que les autres: faux chippendales, match de lucha libre, guitares en plastique, bref on se marre comme des baleines et la tequila à la gourde (qui a besoin de verres?) aide. Retour à l’hôtel vers 3h, voilà une excellente soirée !

Voilà, j’ai réussi. Je m’étais mis en tête de raconter ici mon trip au Mexique. Ca c’est fait. Et maintenant on se dirige vers les fêtes, avant de commencer à réfléchir à la prochaine destination de voyage. Vous en pensez quoi, l’année prochaine, où vais-je ? Je prends les idées !

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Mexico: jour 14 (Mexico City – Colima)

Et voilà ! C’est (enfin) la fin de mon voyage au Mexique. Enfin pas tout à fait, mais disons la fin de mon trip perso au Mexique. La suite, soit le mariage de mon amie, sera ou ne sera pas raconté ici. A vrai dire, je n’ai pas encore décidé, et je dois demander quelques autorisations avant de publier quelque chose à ce propos. On parle d’internet et si je suis d’accord (duh) pour raconter mes histoires personnelles ici, la suite de mes aventures impliquent d’autres personnes qui n’ont pas forcément envie de voir leurs histoires racontées ici…

Mexico City - Museo Frida Kahlo

Mexico City – Museo Frida Kahlo

Bref. Ce dernier jour à Mexico City ne commence pas très tôt. Il faut que j’arrive à la fin de mon trip pour m’adapter complètement au décalage horaire. Alors que je rentre trois jours plus tard. Non mais franchement ! Je pars donc à la découverte d’un quartier de Mexico dont on m’a vanté le calme et la beauté, Coyoacan. Mon but premier est d’aller voir la « Casa Azul », le musée Frida Kahlo. Ce musée est en fait la maison où Frida a grandi et a vécu toute sa vie (je crois), en tout cas un bon nombre d’années, jusqu’à sa mort en 1954. Ce musée est vraiment bien fait, avec des airs de Jardin Majorelle, ça doit être la couleur (le bleu justement). Très bien fait et avec audioguide efficace, on comprend bien les passions et les combats de Frida, qui a souffert tout sa vie (elle n’a vraiment pas eu de chance). Faire de la douleur non pas un ennemi mais un moteur, une partie de la vie comme les autres et en ressortir un art exceptionnel, c’est quand même très fort. La maison est magnifique, les jardins sont luxuriants. Une petite collection de vêtements et corsets très riche conclut la visite très sympa.

Je me balade dans le quartier, qui est, en effet très sympathique, quoiqu’en travaux. On a l’impression que le rythme de la

Mexico City - Museo Frida Kahlo

Mexico City – Museo Frida Kahlo

ville ralentit dans ce quartier, tout à l’air beaucoup plus calme. C’est appréciable. Un déjeuner tardif dans une excellente « cantine » bio végétarienne (ah la bonne salade) plus tard, et je reprends le métro pour mon hôtel, encore une fois, pas le temps d’aller jusqu’au Templo Mayor… C’est la fin, mon avion pour Colima est à 19h, il est temps de se diriger vers l’aéroport. Pff 2h30 de retard, si j’avais su, j’aurai largement eu le temps d’aller le voir, ce fameux Templo Mayor ! Ah bravo.

A bientôt, pour la suite ou pour un autre sujet (à voir) !

Mexico: jour 13 (Mexico City)

Ah ça c’est marrant, avant d’écrire cet article, je n’avais pas remarqué que le 13ème jour de mon voyage à Mexico coïncidait avec le 13 Novembre, jour auguste s’il en est. Mégalo, moi ? Pas du tout ! Bon, cet anniversaire à l’autre bout du monde fût moins « génial » que les deux précédents, soit un sur la plage à Miami Beach (pas très beau mais chaud) et un en rando en Nouvelle-Zelande (pas très chaud mais beau). Cette année, j’ai fait musées. C’est la fête !

Anyway. Le musée d’archéologie de Mexico City est exceptionnel. Enorme (je n’ai fait que la partie du rez-de-chausée, et encore pas en entier. Visiter les différentes salles, notamment celles consacrées aux Mayas et au Aztèques m’a fait penser que j’ai pris mon voyage dans le sens inverse de ce que j’aurai dû faire. déjà, j’aurai peut-être pu gérer la plage pour mon anniversaire, mais surtout j’aurai sûrement compris un peu plus de ce que j’ai vu dans le Yucatan et à Tehotihuacan… Bref, je ne vais pas revenir sur l’organisation de ce voyage, franchement c’était chouette.

Mexico City - Voladores

Mexico City – Voladores

Après 3h de déambulation, je sors du musée, le soleil tape fort derrière une couche légère de smog, on se croirait un peu à Shanghai, en mieux quand même. J’ai de la chance, les Voladores venait de commencer une représentation dans le parc à côté du musée, juste quand j’arrive ! Un volador fait partie d’une danse-cerémonie traditionelle mexicaine d’origine meso-américain. Un groupe de danseurs (voladors) monte sur un grand mat, chacun enroule une corde au sommet et se jette dans le vide en tournant lentement, le temps que la corde se déroule, pile pour les laisser atteindre le sol. C’est impossible à expliquer mais c’est beau !

Un déjeuner rapide et moyen (il n’y a pas grand chose dans le coin), et me voilà repartie vers un autre musée, situé dans le château deChapultepec (oui j’ai cherché l’orthographe surGoogle).Chapultepec, littéralement la colline aux sauterelles. Ils sont marrants cesAzteques quand même. Le point le plus haut

Mexico City - Voladores

Mexico City – Voladores

dans le centre ville, cette colline fût choisie pour abriter d’abord des constructions à but militaire puis le château de l’éphémère empereur Maximillien. Tu m’étonnes, quelle vue ! Rien que pour la visite du château et des terrasses, je suis bluffée. On voit bien la ville à 360°, elle s’arrête où en fait cette ville ? Aucune idée ! La visite du musée, suite logique du musée d’anthropologie puisqu’on y parle de l’histoire du pays à partir de l’arrivée de Cortés. J’ai mal lu le descriptif dans mon guide … Les explications sont seulement en espagnol. Je saisis l’essentiel mais pour moi qui aime bien comprendre l’histoire des pays que je visite, c’est excessivement frustrant. C’est qui en fait Zapata ? Bref.

Il est plus de 16h quand je sors, trop tard pour aller visiter le Templo Mayor qui ferme à 17h. Dommage, mais je me console en allant visiter le marché artisanal. J’y retrouve le groupe de françaises qui m’avaient poussé à me baigner à Agua Azul, le monde est petit. Tant mieux, on en profite pour négocier ensemble quelques babioles made in Mexico. C’est l’un des seuls endroits de Mexico où ce que j’ai vu m’a donné envie d’acheter ! Oui c’est touristique, mais pas que. Et on peut négocier ferme. Sympathique. Non je ne vous dirai pas ce que j’ai acheté. On sait jamais, c’est peut être pour vous !

Autant dire qu’après une journée aussi épuisante, la totale musée + shopping, c’est dur de se sortir du lit où on s’est littéralement laissé tombée en rentrant. Mais bon c’est pas tous les jours mon anniversaire (sinon ce serait moins drôle), alors je me motive et je vais me trouver un resto de poisson chic dans le quartier, chic lui aussi, de mon hôtel. Du saumon en carpaccio, de la dorade qui déchire et un petit truc au chocolat de sa mère qui tue, le tout accompagné d’une margarita en apéro et un bon verre de verre « du coin » (californien quoi), il ne manquait que vous !

Où serais-je pour mon prochain anniversaire ? Les paris sont ouverts ! Allez, à bientôt pour la suite.

Mexico: jour 12 (Mexico City)

Bon, allez, on se motive, promis je vais finir le récit de mon voyage au Mexique… Après l’avantage, c’est que les vacances durent plus longtemps. C’est pas un mal quand on sait qu’aujourd’hui la température à Bruxelles est tombée en dessous de 0°C/ Le début de la fin, je vous le dis !

Donc, le premier jour à Mexico commence sur les chapeaux de roue, à 6h40 du matin exactement. C’est l’heure à laquelle les représentants locaux de Ceetiz viennent me chercher pour la visite matinale de Teotihuacan, la grande cité aztèque située à quelques kilomètres de la mégalopole mexicaine. La guide a l’air sympathique et énergique, et elle parle aussi bien le français que l’anglais. La ballade commence bien ! En plus, nous ne sommes que quatre, bien loin des visites de groupe que j’ai fait jusque là. Sur les quatre, trois parlent français mais nous optons d’un commun accord pour une visite uniquement en anglais, il n’y a rien de plus désagréable que les visites en deux langues, je l’ai bien vu à Merida.

Teotihuacan - Vue sur le site

Teotihuacan – Vue sur le site

Premier arrêt à ce qu’il reste de Tenochtitlan, la cité aztèque à l’origine de Mexico City. Amusant (ou tragique, c’est selon l’avis) de voir l’église du coin construite avec les pierres du temple local. Rien ne se perd… Puis petit déjeuner rapide, et nous voilà vers 8h30 à l’entrée du site de Teotihuacan. Il n’y a vraiment personne sur le site, c’est irréel et j’adore. Le site est complètement différent de tout ce que j’ai vu avant, en même temps je me suis limitée jusque là à la civilisation maya, ça n’aide pas. L’ensemble du site est massif, très bien conservé et extrêmement minéral. A part quelques herbes folles, rien ne pousse ici, et, autour, la végétation est très sèche. Après la jungle de Palenque, c’est étrange. On commence au niveau de la place publique puis on remonte doucement au travers de divers palais de la haute société vers les deux pyramides du site, la pyramide du Soleil et celle de la Lune. l’ascension de la pyramide du Soleil jusqu’en haut est épuisante mais ça vaut largement l’effort, d’autant plus que seulement quatre personnes au sommet ça n’a (presque) pas de prix. on ne peut hélas pas monter en haut de la pyramide de la Lune, mais la vue du bout du site sur toute l’avenue est impressionnante. Notre guide nous indique un des nombreux mystères dIMG_0537e la cité: la forme de la pyramide du Soleil est la réplique exacte de la montagne que l’on aperçoit juste derrière. Impressionnant, pour un peuple finalement moins avancé que les mayas. La visite me laisse un sentiment d’inconfort, comme si j’avais dérangé quelque chose, tellement le site est impressionnant. Vraiment exceptionnel.

Nous passons ensuite à la visite obligée d’un magasin à touristes, mais somme toute sympa, avec démonstration des diverses utilisations de l’agave: on n’en fait pas que de la téquila, bande de soiffards. D’un commun accord, nous déclinons l’offre de déjeuner au buffet du magasin… Moi et les buffets, ça fait deux et mon estomac n’est pas encore assez remis des aventures chiapatistes. Le van me dépose en centre-ville (tant mieux, mon hôtel est pas tout près des choses à voir). Je déjeune rapidement (des tacos, ô surprise), et je pars à l’aventure. Il y a du monde, beaucoup de monde. La cathédrale est chouette, mais hélas le palais national est fermé suite aux manifestations récentes donc impossible de voir les fameuses fresques de Diego Rivera. IMG_0547Dommage. J’hésite et finalement je ne vais pas visiter le templo mayor, trop de ruine tue la ruine. Je remonte tranquillement le Madero et je tombe sur le palais des beaux-arts, l’éléphant blanc le bien nommé. Il est 16h, je suis crevée et je me décide à fêter mon anniversaire un jour en avance en me payant une très bonne place pour le spectacle folklorique qui aurait lieu ici le soir même.

J’expérimente le métro, très facile, même si les signes utilisés pour chaque arrêt de métro sont déroutants. Un coquillage, un chevalier, une abeille, il y a de tout ! Une petite sieste tranquille et me voilà partie pour un dîner rapide mais pas assez: je cours pour être à l’heure pour la représentation. Je n’avais pas trop d’attentes par rapport à ce spectacle et j’en suis sortie enchantée. Beaucoup de costumes vraiment magnifiques, un rythme endiablé, des chansons poignantes et des artistes excellents, voilà un beau spectacle ! Contente d’avoir osé.IMG_0560

Voilà pour ce soir, à bientôt pour la suite !

Mexico: jour 11 (San Cristobal – Mexico City)

Et voilà le dernier jour de la partie « itinérante » de mon voyage au Mexique. Après ça, seulement Mexico City et Colima… Mais encore beaucoup d’aventures !

Compte-tenu du fiasco de la fin de ma journée de la veille, je ne suis pas excessivement rapide en ce mardi matin… Je prends mon temps, je prends soin de moi. Le petit déjeuner à l’hôtel est bon et copieux, juste ce qu’il me fallait. Je fais mon sac, le laisse au très gentil réceptionniste, et pars en vadrouille. Un seul impératif aujourd’hui, prendre mon avion pour Mexico City, ce soir, à l’aéroport de Tuxla Guttierez. Il faut d’abord que je règle l’histoire du transport jusqu’à l’aéroport, mais à l’agence ADO, on me dit qu’il n’y a que deux navettes l’après midi, une à 14h30 et une autre à 18h. 14h30 c’est clairement trop tôt et 18h, c’est un peu short, sachant qu’il faut 1h30 pour rejoindre l’aéroport et que mon vol est à 20h30. Quand je demande si l’aéroport est grand, on me dit que oui, il est grand… Tant pis, je tente le coup et je prends le billet, advienne que pourra.

San Cristobal - Cathédrale

San Cristobal – Cathédrale

Hélas, il est trop tard pour les excursions au canyon du Sumidero, c’est ça aussi de traîner le matin. Tant pis, je vais déguster un chocolat puis explorer le marché, censé être une mine pour les souvenirs en tous genres. Je ne suis pas convaincue, et il y a trop de français ici, je comprends tout ce qu’il se dit. Une écharpe sympa et jugée « synthétique », tant pis je n’achète pas. Dommage. Je tente ma chance au magasin d’état, c’est vraiment joli mais tout est excessivement cher, le prix de la qualité j’imagine. Après ça reste en pesos. Mais clairement je ne suis pas en mode shopping, alors je lâche l’affaire…

Direction la station decollectivo pourSanJuanChamula, un village indien à quelques kilomètres deSanCristobal. Le van

San Juan Chamula - Eglise

San Juan Chamula – Eglise

ferme mal, n’a pas d’amortisseurs et ça monte, ça descend, ça vire à toute vitesse. Dur, dur sur un estomac un peu endommagé par les aventures de la veille. Je débarque sur le parvis de la fameuse église. Fameuse ? Oui, à San Juan Chamula, les indiens ont viré les prêtres catholique mais ont gardé les saints et les ont intégrés à leurs croyances païennes. 20 pesos l’entrée et je passe dans un autre monde. Pas de bancs, de l’herbe coupée au sol et des bougies partout autour et à même le sol. Des familles entières sont assises sur l’herbe, à prier en buvant de l’alcool blanc ou du Coca (humpf) pour roter et évacuer les mauvais esprits. Charmant. Je m’approche du fond de l’église, en me faisant toute petite pour ne pas interrompre les prières et la c’est le drame. Un homme tenant un poulet (un coq?) vivant tourne autour d’une famille, et  à la fin du tour, couic le poulet. Normal. Le poulet a attrapé tous les mauvais esprits rejetés par la famille et doit être éliminé. Une expérience, je vous le dis.

Retour sur San Cristobal, la ville n’est pas immense… J’ai vraiment le temps d’explorer de fond en comble cette ville qui ne ressemble à rien de ce que j’ai vu auparavant. Je croise un groupe de française que j’avais déjà vues à Palenque, on se sépare pour mieux se retrouver par hasard pour le lunch dans le patio d’un sympathique restaurant/galerie d’art/salle de spectacle. Je n’ai pas vraiment d’appétit (merci Moctezuma), mais c’est très honnête. Au fur et à mesure du repas, je me rends compte qu’en fait l’endroit est une vitrine pour les zapatistes avec tout ce qu’il faut de photos de révolutionnaires au mur. Amusant. J’ai l’art de choisir les bons endroits moi aujourd’hui.

Je traîne encore un peu, puis je vais me reposer à l’hôtel et je pars prendre ma navette… Qui ose avoir 10 minutes de retard ! Moi stressée? mais pas du tout… Je compte les minutes, mais le van de luxe (rien à voir avec celui du matin) file à toute allure sure une sorte d’autoroute de montagne à deux voies qui sont utilisées comme quatre, juste un peu flippant quand même. On arrive à l’aéroport 15 mins avant l’heure d’arrivée théorique, ouf ! Et la je vois que l’immense aéroport est en fait à peine plus qu’un hangar… Tout ce stress pour ça ! Et en plus mon avion est en retard ! Non mais je vous jure.

Taxi payé à l’avance, hôtel dans le quartier de la Condesa plutôt sympathique mais chambre étrange, dont la baie vitrée donne sur… Un couloir ! Heureusement celui-ci ne donne que sur une autre chambre, je ne serai pas gênée. Mais on a vu mieux…

Sur ce je vous laisse, à bientôt pour la suite !

Mexico: jour 10 (Palenque – San Cristobal)

Et hop, me revoilà ! Pour un jour plein d’aventures, en plus. C’est parti !

Levée bien tôt, quelques enchiladas en guise de petit déjeuner, et me voilà à attendre mon pick-up. Oui, aujourd’hui, j’ai aussi choisi l’option facile, avec transport. Avec Bamba Aventures, j’ai pris un « tour » (seulement les transports) qui m’amène d’abord aux ruines de Palenque, à la chute d’eau de Misol-Ha, aux cascades de Agua Azul puis me transporte en mini-van jusque San Cristobal de Las Casas, ma prochaine étape. Rien que l’idée de faire ça en transport en commun dans une zone pas vraiment safe comme le Chiapas (vous savez, le sous-commandant Marcos, les Zapatistes, tout ça…). Bref, j’ai pris l’option tour pour ne pas me prendre la tête. En théorie.

IMG_0437Tout commence très bien, le pick-up (qui ne parle qu’espagnol, étrange) est à l’heure, je monte dans le van, bien remplit, de gens qui ont des itinéraires bien différents (seulement quatre vont vers San Cristobal, les autres ont un retour sur Palenque ou un transfert dans la matinée dans un hotel près des ruines…). Le bazar ? Bah, rien de grave, ça doit être logique. On arrive en haut des ruines, le conducteur nous indique qu’on a rendez-vous à midi en bas du site. 4h Pour la visite ? Mais à quelle heure on sera à San Cristobal ? A mon avis, pas à 19h, comme prévu. On verra. Et c’est parti pour la meilleure visite de mon séjour. Palenque est juste hallucinant. En plein milieu de la jungle IMG_0465avec tout ce que ça implique de liane et d’arbres qui poussent partout, une très grande superficie, beaucoup de vestiges et, en plus, on peut monter sur tous les bâtiments ! Je ne me gêne pas, autant vous le dire. En haut, en bas, en haut, en bas et ça pendant les 4 heures de la visite. Le pied. Les explications sont très bonnes, c’est appréciable. il y a même une rivière et des cascades
. Vraiment magique. En plus il n’y a pas grand monde à cette heure matinale, et j’ai le temps d’explorer les vestiges les plus reculés. J’adore.

Il est midi, voilà le van et c’est parti pour le van. Qui s’arrête 1 km plus loin au milieu de nulle part. Et on attend. Longtemps. Encore et encore, sans explications. Ou peut-être y en a-t-il, mais alors en espagnol seulement, ça n’aide pas. Au bout d’une heure, il commence à faire faim et voilà deux retardataires qui se joignent à nous, sans rien dire, sans excuses, rien, et on part enfin vers Misol-Ha à une demi-heure de route de Palenque. La chute est impressionnante, il y a du monde IMG_0480mais c’est sympa à voir, même si le ciel est gris. Les 45 minutes sur place sont suffisantes, un peu plus de temps et je me serai baignée. C’est marrant, personne ne parle de lunch, ils sont bioniques ces gens ? J’achète quelques trucs au magasin du coin, je sens l’entourloupe.

On repart, cette fois-ci vers les chutes de Agua Azul. On arrive vers 15h, et le chauffeur nous indique qu’on a deux heures sur place. Cette fois-ci c’est sûr, il y a un problème niveau timing. Je ne peux rien faire, alors autant profiter des eaux turquoises. En théorie, encore une fois… Le soleil se cache, l’eau est claire mais plutôt marron qu’autre chose. Rien d’exceptionnel. Je me souviens des photos sur mes recherches pré-vacances… La balade est belle, encore une fois étrangement il n’y a personne mais je n’ose pas me baigner. Ce n’est qu’en redescendant que je croise un groupe de trois françaises (il n’y a que des français dans le Chiapas, je le dis) qui se baignent et réussissent à me motiver. Contente de l’avoir fait !

Retour au van, et je comprends enfin le schmilblick… Le van ne va pas àIMG_0485 San Cristobal. Tout simplement. Il rentre sur Palenque avec les autres voyageurs. Et nous dépose à un moment sur la route (on fait une demi heure de route vers Palenque, autant de temps de perdu), pour qu’on attrape un bus de seconde classe qui va à San Cristobal. Je suis furieuse, autant vous le dire. Je n’ai pas vraiment payé pour ça… Il est 18h, il fait nuit, j’étais tellement furieuse que je n’ai même pas pensé à récupérer un pantalon et ma polaire dans mon sac qui part en soute… Je n’ai que ma serviette (mouillée) pour me tenir chaud. Pourquoi je me suis baignée, déjà ? Bref… Le bus se traîne un maximum, dans le Chiapas les routes sont truffées de dos d’âne de la mort, le bus est en mode start and stop tout les deux cent mètres, c’est vraiment pénible… On arrive à San Cristobal, et là c’est la cerise sur le gâteau. J’ai à peine déjeuné, je n’ai pas diné et je pense qu’il fait à peu près 5°C dehors, après tout on est a plus de 2000 m d’altitude en « automne ». Je n’en peux plus, je suis frigorifiée, je ne me pose même pas la question, c’est taxi.

J’arrive à l’hôtel Posada El Zaguan, excellent accueil et bientôt j’aperçois le rêve… Un lit immense couvert de couvertures si épaisses qu’on dirait un nid. Je crois qu’il m’a fallu moins de 10 mins pour trouver mon pyjama et me glisser dedans. bonheur.

A bientôt pour la suite !

Mexico: jour 9 (Campeche – Palenque)

Celui-ci sera encore plus rapide que le précédent, voilà un vrai jour de transfert sans grand interêt ! Je n’ai même pas pris une seule photo. Mais bon, j’ai commencé le rythme un jour = un article, je m’y tiens. Sinon rien ne va plus !

Il faut 5 heures pour rejoindre Palenque depuis Campeche, mais cette fois-ci, bus première classe s’il vous plaît ! Non mais oh… Une fois ça va, deux on ne m’y reprendra pas ! Le bus est tout confort, j’ai mon ipad rempli de séries, je suis prête. Après une heure de route très sympa le long de la mer, avec tous les oiseaux qu’on peut imaginer, on plonge vers le sud du Mexique, direction le pied des montagnes du Chiapas. Amusant, le bus est pas parti depuis 2h00 qu’on s’arrête dans la cambrousse pour que le chauffeur mange un bout. Je n’ose pas, c’est pas franchement ragoûtant, pas vraiment envie d’être malade pour la suite du voyage…

J’arrive à Palenque vers 17h, ah marrant la gare routière a été déplacée, mon hôtel est à… 200 m ! Pas de questions à se poser… Un petit tour à la piscine pour se rafraîchir (ça devient une habitude), et hop il fait déjà nuit noire. Le temps passe trop vite ici. Il y a des travaux dans le coin, j’hésite, mais je prends mon courage à deux mains et je pars vers le centre-ville via la rue non éclairée… Allez trouillarde ! heureusement que j’ai osé, j’ai mangé dans le meilleur resto du séjour, Las Tijanas. Des crevettes super fraîches cuisinées au piment juste qu’il faut de piquant, avec un avocat comme on en trouve qu’au Mexique. Le tout arrosé d’une agua d’ananas super fraîche. Adresse validée !

A bientôt pour la suite.

Mexico: jour 8 (Santa Elena – Uxmal – Campeche)

Et oui, encore un peu de Mexique, pour vous…

Comme je l’ai déjà dit dans le dernier article, rester à Santa Elena n’a pas été le meilleur choix de ce séjour, malgré le chouette hôtel dans lequel je suis restée. Cette journée (et la suivante hélas)  fût essentiellement une journée de transfert en attendant l’arrivée au Chiapas. Je serai donc brève.

Pendant la longue attente du bus la veille, j’avais bien vu le musée du chocolat en face du sited’Uxmal mais d’après mon guide, il n’y avait là rien d’intéressant, sachant que le musée qui m’attirait était situé àTicul. Je pensais donc que celui-ci était un attrape-touriste/magasin sans intérêt. Ce n’est qu’en arrivant à l’hôtel que j’ai appris qu’en fait le musée deTicul

Campeche - Centre Historique

Campeche – Centre Historique

avait récemment été transféré justement en face du site d’Uxmal. C’est bien ma veine, j’aurai largement pu le faire en attendant le fameux bus… Il faut bien des ratés dans un voyage ! Après un bon petit déjeuner au milieu de la jungle, je profite de la voiture de deux français qui vont visiter les ruines pour ne pas laisser ça de côté. De toute façon, je dois reprendre le bus pour aller vers Campeche et ce bus passe aussi par Uxmal, et c’est pas 15 km en plus qui vont vraiment me tuer mon timing. Cet eco-musée est à ne pas rater, c’était vraiment très sympathique ! Dans la jungle, très didactique, avec beaucoup d’explication sur la vie des mayas et la place du cacao dans la vie quotidienne. Les fèves étaient utilisées comme monnaies ! Il y avait même des contrefaçons (fèves vidées et remplies de terre). Il y a des jaguars, des ruches, c’est amusant. J’ai même droit à une cérémonie maya pour moi toute seule, ainsi que la fabrication d’un excellent chocolat chaud à l’ancienne – cacao, eau et piment s’il vous plaît. C’est étonnant mais délicieux !

Je pense avoir loupé de peu le bus qui partait « vers » 10h donc je prends mon temps pour attraper celui de midi. Qui passe à 12h40, pff, vive les bus de seconde classe (bis). Plus de trois heures de route en pleine cambrousse, ponctuée d’arrêts au milieu de nulle part, et me voilà arrivée à Campeche. J’ai rien fait de la journée, il ne fait pas trop chaud, aller on fait les deux kilimomètres qui séparent la gare routière de mon hôtel à pied. J’ai bien fait ! Je découvre le centre historique de Campeche, entouré de rempart. Toutes les maisons sont colorées, toutes d’une couleur différente de la suivante, et très propres, j’aime beaucoup ! Je m’installe vite fait, un tour très rapide à la piscine pour se

Campeche - Centre Historique

Campeche – Centre Historique

rafraîchir et j’explore le centre-ville à pied pendant l’heure de soleil qui me reste. Je finis sur le bord de mer à profiter du soleil couchant. Le pied. C’est vraiment beau, d’autant plus que j’avais prévu Campeche que comme ville-étape sans intérêt. C’est bien les surprises.

Un excellent plat de crevettes à la coco, et hop au lit ! A bientôt pour la suite.

Campeche - Front de Mer

Campeche – Front de Mer

Mexico: jour 7 (Merida – Uxmal – Santa Elena)

And… I am back ! Bon allez, il reste encore plein de choses à dire sur ce beau voyage que je viens de faire au Mexique… J’entame la partie « migrante » puisque, à part 3 nuits à Mexico City sur la fin, je n’ai plus passé plus d’une nuit dans le même endroit après Tulum.

Merida - Zocalo

Merida – Zocalo

Je crois bien que ce matin-là fût le premier où j’ai dormi au delà des 8h, youhou fini le jet lag ? Peut-être, enfin on verra en soirée… Petit dej divin au bord de la piscine, fruits, sweet bread, un thé english breakfast qui passe bien, me voilà partie pour une bonne journée ! Le soir même, j’ai prévu de dormir à Santa Elena, pas loin d’Uxmal, donc je n’ai que la matinée pour visiter Merida, ça va être short. J’ai repéré dans le routard que le centre touristique local propose des visites guidées gratuites du centre de Merida en 1h30. Parfait. Sur le papier… Il s’agit en fait d’une visite en anglais/espagnol, et, clairement le guide traduit 50% de ce qu’il dit en espagnol pour nous pauvres ignares. J’ai le temps d’apprendre que Merida a été construite avec les pierres d’une ancienne cité maya, avant de m’eclipser discrètement. Je visiterai la ville toute seule finalement… Je ne sais pas si je n’ai pas bien repéré ce qu’il fallait voir mais ma visite est très courte, cette ville ne parle pas vraiment, à part le Zocalo (place centrale), mais celui que j’ai vu à Valladolid était aussi sympa. Bref rien d’exceptionnel. Je me pose boire un chocolat maya (à l’eau et au piment, ah ah) pour repenser mon programme. Il y a un bus pour Uxmal à midi, pourquoi attendre ?

Uxmal - Pyramide

Uxmal – Pyramide

Hop check-out, gros sac à dos sur le dos, cette fois-ci je ne prends pas de taxi, direction la gare routière seconde classe, sous un soleil de plomb (il était où celui-là pendant la partie « plage » de mon séjour). Ouh l’aventure ! Finalement le bus n’est pas si pire, c’est confortable mais pas de toute première jeunesse. Et la clim’ n’est pas à fond, au moins, voilà un avantage certain ! 1h30 de route avec 30 mins de retard, je suis sur place, toujours avec mon gros sac à dos, vers 14h. Le soleil est haut dans le ciel, c’est parfait pour crever de chaud en visitant un site archéologique et prendre des photos surexposées… L’as du planning… Mais au moins il n’y a pas grand monde sur les ruines, c’est déjà ça, j’arrive à passer entre les groupes. Je pose mon sac à la consigne (gratuite), et hop visite du site. Qui vaut sérieusement le détour. C’est beau, c’est clean et il y a plus de sculptures que dans tous les sites que j’ai visité auparavant. Sympathique.

Uxmal - Palace

Uxmal – Palace

Il est un peu moins de 16h quand je finis la visite, chouette je vais pouvoir attraper le bus de 16h et profiter de l’heure de soleil qui reste à la piscine de l’hôtel… A l’arrêt de bus, plusieurs locaux sont déjà en train d’attendre, c’est bon signe. Enfin, ça c’est la théorie. J’avais déjà remarqué que le bus à l’aller avant 30 mins de retard et s’arrêtait dès que quelqu’un levait la main au milieu de nulle part, comme un bus de ville en fait… J’attends, pas de bus… Les locaux montent dans un taxi qui passe, c’est bien ma veine. Il n’y en a pas qui attendait devant le site, je n’aurai pas hésité. Le stop, non quand même. Attendre au soleil en se faisant dévorer par les moustiques, c’est pas vraiment ce qui me botte en vacances… Alors je continue à attendre. Et voilà un bus à 17h15, ouf je ne vais pas dormir là…

Je reste pour la nuit dans un bungalow super chouette, construit à la maya, dans un chouette hôtel (The Pickled Onion) ouvert par une anglaise (Valerie Pickles, d’où le nom) qui est venue pour deux semaines au Mexique et n’est jamais repartie. Au milieu de la jungle, avec les divers animaux sauvages qui se baladent quand tous le monde dort. D’ailleurs, un « truc » a gratté juste en dehors de ma hutte à un moment de la nuit… Ah ah. Pour en revenir à la soirée, le resto de l’hôtel est honnête, mais après tout je n’ai quasiment rien mangé à midi (dans le bus) alors c’est parfait. Avant ça, piscine et margarita en maillot de bain, la vie est belle en fait ! Dans le bus, j’ai rencontré un couple de français en vadrouille qui ont quitté Merida plus tôt que prévu pour les mêmes raisons que moi. Et d’autres français traînent à la piscine, il doit y avoir un truc… En fait, à partir de ce moment là, la proportion de français augmente et je ne verrai plus un seul américain, je suis déjà trop loin de Cancun…

Finalement cette journée ne fut pas des plus excitantes, à part le site d’Uxmal. Si je devais le refaire, j’aurai plutôt passé deux nuits à Merida même si je n’ai pas vraiment apprécié cette ville. J’aurai fait l’aller retour à Uxmal dans la journée, puis un Merida – Campeche le lendemain, plus rapide et plus desservi. Tant pis.

A bientôt pour la suite.

Mexico: jour 6 (Tulum – Cenote Tankach Ha – Tulum – Merida)

Dernier jour à Tulum, il faut bien en profiter… J’hésite… Plage ou ruines ? Bon, vous avez lu le titre, je me suis décidée pour ruines avec option cenote pour remplacer la plage. Sur un coup de tête la veille, et parce que Coba est compliqué à atteindre depuis Tulum (de partout en fait), j’ai signé à nouveau pour Paseo Tour. Je prends l’option « light » puisque leur tour comprends aussi Akumal (déjà fait) et les ruines de Tulum (idem). Après une matinée tranquille (pour une fois que je ne suis pas à fond), une balade en ville, je chope donc le mini-van au passage et j’y retrouve quelques gens de la veille plutôt sympa. Bon début.

Coba - Cenote

Coba – Cenote

Premier arrêt: Cenote Tankach Ha (j’avoue j’ai cherché le nom sur google). J’aurai préféré la faire après la (chaude) visite des ruines en milieu d’après midi mais bon j’ai choisi la facilité du tour, alors on ne se plaint pas ! Je suis aussi contente d’avoir fait le Gran Cenote avant, celle-ci est moins impressionnante. Je fais la fine bouche, je sais… Mais il n’y a pas de lumière naturelle qui rentre, donc on se rend moins bien compte de la profondeur et de la pureté de l’eau. Allez ce n’est pas mal quand même ! Un groupe d’espagnol en visite met un sacré foin dans cet espace clos, on est pas vraiment tranquille. J’explore les fonds à coup de masque et tuba, et je me pousse à sauter du plongeoir de 5 m. Hum, comment ça je me suis loupée ? U bleu de la taille de ma main sur la fesse droite ? Ah, ah… Ah. Bref. S’asseoir c’est surfait.

Coba - Pyramide

Coba – Pyramide

Dernière trempette, retour à la surface et à son soleil aveuglant (il était où, lui, quand j’étais à la plage, hein ?) et pause « poulet asado » sur la route des ruines. Encore ? Encore ! Mais encore meilleur cette fois-ci, ça compense. 14h, l’heure parfaite pour crapahuter sur des ruines mayas. Heureusement Coba est plongée dans la forêt… Le site est tellement étendu qu’il faut prendre des vélos pour en explorer la majeure partie. Roule bolide jusqu’au fond, et sa pyramide de 42m de hauteur. Qu’on peut escalader, oui. Finalement, il n’y a que Chichen Itza qui ne se laisse pas faire !. Je dis escalader, parce que les marches sont vraiment pas en bon état, la montée ça va encore mais la descente humpf…Je prends mon temps ! De la haut, c’est beau, point. J’aime bien le haut des pyramides, il ne faudrait pas que je m’habitue.

On ne perd pas de temps, le tour n’est pas très en avance car on arrive à Tulum vers 16h et le site ferme à 17h. Je décide de profiter du lift pour aller voir la plage qui est juste à côté des ruines et que je n’ai pas réussi à aller voir en trois jours. Normal. Je fausse compagnie au groupe sans pouvoir dire au revoir, ils sont tous à courir pour suivre le guide qui se presse vers l’entrée du site, et moi je vais dans l’autre sens ! La plage de Tulum est vraiment belle au coucher du soleil, le sable est super fin et très blanc. Le drapeau est rouge, mais bon le soleil est quand même trop bas sur l’horizon, j’ai retenu ma leçon à Miami, on ne se baigne pas à la tombée du jour, c’est là que les requins viennent manger. Il n’y a peut-être pas de bêtes comme ça ici, je n’en sais rien, mais bon mieux vaut prévenir…

Tulum - Plage

Tulum – Plage

Petite ballade, et retour sur la route pour choper un collectivo… Qui n’existe pas ! Tant pis ce sera taxi, j’ai la ferme impression d’avoir payé trois fois le prix… Mais au moins je suis direct à l’hôtel. Très sympa, le proprio de l’hôtel m’a laissé la chambre pour la journée, donc douche et rangeage de sac tranquille avant de manger (des tacos, original) et d’aller prendre mon bus ADO pour Merida. 3h30 de route dans un bus mega climatisé à fond comme le sont tous les bus à Mexico, mais (pas bête la belette) j’avais ressorti mon pantalon et mon pull du fond de mon sac. Ouf ! Arrivée à minuit à Merida (19h30 + 3h30 = minuit au Mexique), je saute dans un taxi, oui pour 1.5 km et j’arrive devant mon hôtel (le Medio Mundo) que j’avais bien prévenu de mon arrivée tardive. Porte close. Je sonne. Une fois. Deux fois. J’agite la cloche. Je commence à panique j’appelle le numéro sur ma confirmation Booking. Pas de réponse. Juste un peu de panique, alors je réessaye la séquence précédente encore une fois, et enfin, au bout de 15 min se pointe le proprio. Ouf !

A bientôt pour la suite !