Une escapade à Oxford

C’est par un beau et chaud samedi de juillet (le 23 plus précisément) que ma visiteuse d’un week-end (Carole) et moi avons été visiter Oxford. Cette fameuse ville universitaire est située à environ 50 miles de Hemel, soit à peu près à une heure de voiture.

D’abord, et ça vaut pour la plupart des villes « musées » comme Oxford et Cambridge, je vous conseille vraiment d’opter pour l’option tranquille des park & ride. On trouve une place en 10 secondes, on ne paye pas grand chose pour le parking: 2£ pour 11h, je vous mets au défi de trouver ça plus près du centre-ville. Ensuite on prend un bus qui passe toute les 10 mins et coûte 4 £ pour deux pour un aller-retour. Plus cher que le parking, mais bon ça reste intéressant dans l’ensemble. 10 min plus tard, nous voilà en plein centre d’Oxford. Je valide.

Première impression: mais quel monde ! J’ai du mal à y croire. D’une part, il y a les groupes d’étudiants étrangers (essentiellement asiatiques) en voyage linguistique et

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Plafond de l’escalier – Christchurch College

sûrement en repérage pour une future candidature. Après j’imagine qu’ils ne vont pas pouvoir prendre tout le monde. D’autre part, il semblerait que ce soit un jour de remise de diplôme, alors on voit un certain nombre de parents endimanchés fiers comme des paons avec leur jeune adulte arborant la toge traditionnelle. Amusant à voir.

Première visite, Christchurch College. Un conseil, ne passez pas par Grove Walk/Merton Walk: au milieu, il y a ce qu’on appelle une kissing gate. Seulement une personne peut passer à la fois, dans un sens. Compte-tenu du monde qu’il y a dans la ville, j’ai vu mon premier bouchon humain hors de Londres et de ses stations de métro. Bref, passez par St

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Great Hall – Christchurch College

Aldate’s. On fait la file en plein cagnard, pendant que d’énormes groupes d’étudiants passent vite (on dirait qu’ils ont réservé). Heureusement, malgré le monde, la visite est bien organisée et linéaire donc peu importe le monde. Les fans d’HarryPotter reconnaîtrons l’escalier et espéreront y voir Dame Maggie Smith en McGonagall. Le grand hall aussi semble familier… Bref, on est bien dans une école anglaise prestigieuse. Il ne manque que la magie.

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Plafond de l’escalier – Christchurch College

Après une pause déjeuner bien méritée, nous nous dirigeons vers la Bodleian Library. C’est en arrivant que je me suis souvenue qu’il fallait réserver un tour online pour pouvoir accéder aux bâtiments, pas de visite libre ici. Après tout, c’est une bibliothèque que les étudiants utilisent. Hélas, tous les tours sont complets… Il faudra revenir pour voir ça quand même. Note pour plus tard.

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Magdalen College

Nous décidons de nous balader dans la ville, avec la rivière et éventuellement du punting en tête. Le punting est traditionnel des villes universitaires, je laisse Wikipedia vous expliquer. Mais en passant, nous sommes intriguées par la Magdalen College. On se décide à visiter et quelle excellente décision. C’est beau, il n’y a pas grand monde et on peut se faire une belle ballade le long de la rivière. Il y avait même un mariage dans le cloître, et des chevreuils (d’élevage) dans un champ. C’est chouette, je vous conseille la visite.

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Magdalen College

On finit par sortir de ce bel endroit, et on se dirige vers les endroits qui proposent du punting. Et là c’est le drame. D’une part, on dirait qu’il n’y a que des bateaux à louer, pas vraiment de tours comme à Cambridge. Le punting, c’est dur et on est que deux. En plus, il y a une file d’attente énorme, ça ne donne pas vraiment envie. Et enfin, contrairement à Cambridge, la rivière ne passe pas devant les collèges. Autant vous dire qu’on a vite abandonné l’idée. Si vous voulez tenter l’expérience, allez plutôt à Cambridge.

A défaut, on repart au hasard dans la ville, vaguement en direction de l’autre côté, vers le château, ou ce qu’il en reste. Ici aussi, il y a moins de monde, bonheur. On s’arrête pour luter contre la chaleur avec un cocktail sans alcool au gingembre et avec plein de glaçons, le long d’un canal. Bonheur. Le château a été bien utilisé, l’intérieur à ciel ouvert est occupé par des terrasses de restaurants, des bars. Une bonne ambiance ! Mais il est encore tôt pour le dîner.

Bref, je pense que je retournerai à Oxford, au moins pour visiter la Bodleian library. Mais sûrement hors-saison, si je sais ce que ça veut dire pour Oxford. Des idées ?

Allez, la suite, bientôt.

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Italie des Grands Lacs – Jour 4: Lago di Como

Bon, ça ne vaut pas le petit dej’ dans le jardin avec les tortues mais la vue sur la montagne de la salle du petit dej est pas si pire. Et il y a de la pastèque, plein de pastèque. Et des croissants très honnêtes, je dois l’avouer. On aurait bien pris un petit bain, mais bon, la piscine est toujours « cassée ». La journée s’annonce chaude…

On se met en route pour Lenno, le village qui suit Argegno, vous savez, là où on est allées se baigner hier. Il y a là une presqu’île, avec, au bout, une autre villa. On aime bien les presqu’îles (voir Orta) et on aime bien les villas (voir Villa Madre). La combinaison des deux s’annonce très sympathique. Mais avant ça, il nous faut notre petite dose d’aventure habituelle. Ce serait trop facile.

Nous commençons par tenter de trouver une place de parking. Facile, un jour de marché. J’ai dû louper un panneau, je me retrouve avec la Fiat Pandi Panda dans une rue piétonne, avec les marché au bout. Je suis quasiment sûre de m’être fait insulter par un local, mais bien sûr je n’ai rien compris. Demi tour en trois points, avec le port d’un côté, non je n’ai pas chaud. Retour à côté de l’entrée du chemin qui mène à la villa, et là, gros coup de chance, une place magnifique, à l’ombre et gratuite. J’aime. Le marché nous tente, et on va s’acheter de quoi faire un bon pic-nic. La chasse au pain nous amène bien loin et il fait très chaud, mais on y arrive.

IMG_2121Maintenant, il est temps de s’y mettre ! En route pour la villa Balbianello. Il y a deux chemins pour y accéder, un « facile » et un « panoramique »… Il fait tellement chaud que le choix du chemin facile est l’une des décisions les plus rapides qu’on ait jamais pris lors de ces vacances ! Il fait bon à l’ombre naturelle, et on aperçoit le lac. C’est beau. Arrivées au guichet, on opte pour la visite combinée de la villa et des jardins. Il est possible de ne visiter que les jardins, mais je vous conseille vraiment de faire les deux. En plus j’ai eu 30% de réduction grâce à ma carte du National Trust anglais. Classe et étonnant.

L’histoire de la villa est originale. Elle a appartenu à des américains, mais surtout à Guido IMG_2130Monzino, un explorateur italien. L’homme a été au pôle nord, dans les Andes et quasiment en haut de l’Himalaya. Il a fait de la villa un endroit sobre mais magnifique, avec des objets de goût et une déco vraiment agréable. La vue sur le lac ne gâche rien. Notre guide en anglais est très sympathique et toutes ces anecdotes sont vraiment intéressantes. J’ai beaucoup aimé le passage secret. Je prendrais la chambre principale, merci. Les jardins sont magnifiques et notre pic-nic est bien agréable, malgré la chaleur étouffante. Je laisse les photos parler pour les jardins. C’est le paradis.

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De retour en ville en plein milieu de l’après-midi et sans l’ombre agréable des arbres, la chaleur est vraiment étouffante. Nous nous dirigeons vers le quai, pour prendre un bateau et visiter le reste du lac. Il est tard, ça va être tendu d’aller voir Bellagio et Menaggio mais c’est jouable. Sur le chemin du quai, on passe devant l’Albergo Lenno, un hôtel restaurant qui sert encore à manger… Il y a une piscine. On achète les billets mais cette piscine me reste dans la tête. Ni une, ni deux, je vais la tenter: « dites monsieur le serveur, si on prend un verre, est-ce qu’on peut aller se baigner ? ». Gros bluff des vacances… Et ça marche ! y a rien de meilleur que ce moment. On avait vraiment trop chaud. Bonheur intégral. Tant pis pour Menaggio.

On se contente d’aller à Bellaggio, apparemment le Saint Trop’ du lac de Côme. 40 mins de bateau plus tard, et je vois que c’est tout à fait ça… Clinquant, avec des magasins pour touristes friqués. On se prend une glace plutôt moyenne, assises sur le port, belle vue mais beaucoup de bruit et du monde. On fait un petit tour dans la ville, ça monte, ça descend, pas vraiment enchantées. Il y a bien un enoteca qui nous a fait de l’œil au passage mais on décide plutôt de retourner sur Lenno, où il y en a une qui est indiquée avec éloge dans le routard. Hop, retour dans le bateau.

Et là c’est le drame. L’enoteca en question, la Cantina Follie, est réservée entièrement pour une soirée privée… Il est un peu plus de 19h, on ne sait pas quoi faire. Bah on va aller direct au resto qu’on avait repéré sur le guide, il y a une terrasse, on ira se prendre l’apéro là-bas. Et là c’est re-le drame, on avait pas lu les petites lignes, c’est fermé le mardi. C’est pas notre soir. Après une expédition dans les montagnes vers un resto qui nous tentait moyen, on se décide à aller à La Darsena, un peu à reculons mais bon, on n’a pas vraiment le choix. La vue est belle, la musique est horrible mais on ne l’entend plus au bout de quelque temps. Ouf. Et ce qui est dans l’assiette est vraiment chouette. On se fait plaisir, après tout c’est mon dernier soir avant le retour en Angleterre !

J’espère que ça vous a plus. Le prochain voyage/citytrip, bientôt !

Italie des Grands Lacs – Jour 3: Lago di Orta

Il est temps de changer un peu de coin, le Lac Majeur c’est beau mais il y a beaucoup d’autres beaux endroits dans la région. Mais avant de partir, petit déjeuner dans le jardin. Avec un petit plus, un tout petit plus : il y a des tortues dans le jardin (ça avance plus vite que ce que je pensais) et cerise sur le gâteau, il y a un bébé. Trois cm de long max, en train de dormir dans l’herbe. Trop chou.

Ensuite, il faut redescendre les bagages. On a bien galéré pour monter parce qu’on avait pas bien lu les instructions de Guiliano, mais au retour on a accepté de prendre leur train/monte-charge. Autrement nommé le train de la mort. Mieux que Disneyland. Accrochez-vous qu’ils disaient, une fois sur la terre ferme et en bas, je me suis dit « tu m’étonnes ». Mais la vue était magnifique.

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Orta San Guilio

Ce soir, nous dormirons près du Lac de Côme mais un autre lac nous tente avant ça. Les descriptions dans nos guides du lac d’Orta nous intriguent, il est beaucoup plus petit (13 km sur 2.5 km) et beaucoup moins touristique. Il ne nous en faut pas plus ! En voiture (je ne pensais pas dire ça un jour, mais en Fiat Panda!), direction Orta San Guilio, la ville principale sur ce lac.

Il fait chaud, très chaud. Sachant que la ville est sur une presqu’île rocheuse, le parking est limité, organisé et payant, très payant. 10 €/jour, il vaut mieux choisir ça si vous voulez

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Isola San Guilio

bien profiter de la ville et du lac. Le parking est bien évidemment en plein soleil, je crois avoir vu des places à l’ombre mais il faut se lever tôt. C’est parti. La ville est quasi complètement piétonne, que c’est agréable. D’anciens bâtiments bien retapés, des fresques d’époques encore bien colorées et des rues pavées. Très sympa, je recommande vivement la visite.

Pour le lunch, on s’arrête à l’excellente enoteca Re di Coppe pour un bon verre de vin  une grande bouteille d’eau, des bruschettas et des crostinis en terrasse à l’ombre avec vue sur la Piazza Motta et le Palazzo Della Comunita. Parfait.

Nous poursuivons notre visite en prenant le bateau vers l’île San Guilio. Il s’agit d’un

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Isola San Guilio

monastère construit sur une toute petite île au milieu du lac. Compte tenu de la taille du lac, c’est tout près: 5 mins de bateau seulement. Sur l’île, bonheur. UNe église encore une fois disproportionnée par rapport à ce qui l’entoure. Il n’y a pas à dire, les italiens de l’époque mettaient beaucoup d’argent dans le sacré. Les maisons ne sont pas accessibles mais un « chemin du silence » ponctué de citations sur les avantages du silence fait le tour de l’île. Après les hordes de touristes d’Isola Bella, je ne peux qu’approuver. Il y a quand même du monde, surtout des touristes anglais. Mais pas assez pour nous gâcher la visite. Il y a de nombreux accès au lac (j’ai toujours envie de dire « à la mer »), et on craque pour un trempage de pieds rapide. Après tout, il fait plus de 30 degrés… On regrette de ne pas avoir ni nos maillots ni le temps de se baigner pour de vrai. Mais tant pis, on se rattrapera à la piscine de l’hôtel.

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Retour à la voiture, départ pour San Fedele Intelvi et la Villa Al Faggio. Ce village est en au haut d’un vallée qui donne sur le Lac de Côme. Pourquoi est-on allées se mettre là-haut ? me direz-vous… Parce que c’était pas excessif niveau prix, mais surtout parce qu’il y a une PISCINE. Par cette chaleur, c’est essentiel. Après quelques heures de route avec la clim (ouf), on arrive à l’hôtel. Abords vraiment sympa, bâtiment un peu trop années 70 à mon goût mais bon. Audrey essaye de voir la piscine (couverte) avant de rentrer faire le check-in. On ne voit pas bien, c’est tout noir. Check-in. Et là c’est le drame. La piscine est fermée, car il y a eu un gros orage et les pompes ont lâché. Je ne vous fait pas un dessin, on est dégoûtées… Voyant nos têtes, notre interlocutrice nous propose de baisser le prix de la chambre et de nous payer la piscine sur le Lido d’Argegno, en bas de la vallée. C’est pas pareil (y a du monde) mais l’eau est fraîche et la vue sur le lac est sympa.

On rentre rafraîchies sur San Fedele, et on se dirige vers le resto recommandé par l’hôtel, la taverna Due Castagni. Difficile à trouver et à en sortir, je crois avoir atteint les limites de Waze. On mange en terrasse, il fait bon, la vue est belle. La pizza est honnête, le dessert est très bof. On a connu mieux lors de nos autres pérégrinations…

La suite, bientôt.

Italie des Grands Lacs – Jour 2: Lago Maggiore et Suisse

Aujourd’hui dimanche, deuxième et dernier jour sur le Laggo Maggiore. Le plan de la journée ? Prendre un train panoramique vers la Suisse. Normal. Mais nous on aime les plans compliqués, surtout quand ils ne se déroulent pas comme prévu. Ah bravo.

C’est le deuxième jour au Lac Majeur, et le petit dej dans le jardin de Guiliano, à la fraîche, est plus qu’agréable. D’un accord commun, on ne s’est pas non plus pressées pour ce matin, comme hier. C’est le problème avec peu de vacances, on a aussi besoin de se reposer. Tranquille. Vraiment cet endroit me plaît, vive AirBnB.

On prend la voiture et on remonte une des vallées qui donnent sur le lac, vers Domodossola. J’aime les noms de villes italiens, avec leurs accents improbables (ici sur le deuxième « do », apparemment). C’est d’ici que part le train panoramique, mais chaque chose en son temps, il est midi : manger ! L’Italie, j’adore, mais le dimanche c’est mort… Heureusement, le coin est quand même un peu touristique et on a réussi à trouver la place principale, avec un peu d’animation. Il y a plusieurs bars ouverts, on tente un truc un peu bio/végétarien qui à l’air sympa. 10 mins plus tard, toujours personne n’est venu nous servir, tant pis on va ailleurs ! Et puis bon le pâté végétarien au pays du prosciutto crudo c’est quand même un sacrilège. On se rabat sur le PMU du coin, qui fait aussi des sandwichs, et qui est d’accord pour nous les emballer à emporter. Il se fait tard.

Première vraie visite de la journée, on se dirige vers le Sacro Monte Calvario. Il s’agit d’un endroit assez étonnant, car créé pour remplacer le pèlerinage à Jérusalem pour ceux qui ne pouvaient pas aller jusque là-bas, trop cher et trop dangereux. Alors moi la religion catholique, je n’y connais pas grand chose. Depuis le centre ville et jusqu’au sommet de la colline/montagne, il y a un série de chapelles qui retracent le calvaire du Christ avec des scènes plus vraies que nature à base de statues en stuc. Le tout protégé par une inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. Ça donne un truc franchement effrayant dans un paysage magnifique. Non, on a pas fait toute la ballade, ça monte sévère et il fait trop chaud. Intéressant à voir, mais est ce que ça vaut les trois étoiles dans le Routard ? Pas sûre.

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On revient vers le centre ville de Domodossola pour aller prendre le train. il n’y a personne au guichet, encore un coup du dimanche italien ? Non! le guichet ouvre quand le chauffeur du train/guichetier arrive avec le train suivant. Normal. Il est deux heures, on a loupé le train panoramique de 13h30 et le suivant (et dernier!) est à 15h10.  Les problèmes d’horaires, c’est le thème des vacances. On ne pensait pas non plus que le trajet durait près de deux heures. On n’aura pas de train panoramique pour le retour. Rester à Domodossola une heure de plus ne nous enchante pas… On a déjà fait le tour. On décide de prendre un train non panoramique mais qui ne va pas jusqu’au bout, pour au moins avancer. Le chef de train nous conseille de nous arrêter à Santa Maria Maggiore, c’est très beau qu’il dit. Excellent choix, oui le petit village est charmant. Une église magnifique avec des décorations très riches, complètement disproportionnées pour un si petit village. Il fait très chaud sur ce haut plateau.

On attrape le train panoramique, direction Locarno en Suisse. Cette partie là du voyage est très impressionnante. On longe un précipice vertigineux, avec une magnifique rivière au fond. Vraiment magnifique, mais les vitres nous empêchent de prendre de belles photos. Arrivées à Locarno, on se décide à ne pas attendre le dernier train mais à prendre l’avant dernier… Qui part 20 mins plus tard ! Pas le temps d’acheter du chocolat suisse, mais un tour rapide pour voir à quoi ressemble le lac de ce côté là et hop on est reparties pour deux heures de train non panoramique.

IMG_0572[1]Au moins on arrive à 19h30, une heure de route vers Cannobio en mode montagnardes de l’enfer (quelle route horrible) et on s’arrête manger au restaurant Grotto Sant’Anna que j’avais repéré sur le routard et n°1 sur Tripadivsor… Ah trop bon, enfin de la bonne bouffe comme on en a eu plus souvent sur les autres voyages en Italie. Les gambas au citron sicilien en entrée sont divines. Les pâtes aux truffes (je fais une fixation, oui) sont tellement bonnes et sentent depuis la cuisine. Le dessert est absolument délicieux. Parfait. Je recommande si vous passez par là.

La suite, bientôt !

Italie des Grands Lacs – Jour 1: Lago Maggiore

Et oui, me revoilà ! J’ai l’impression de dire ça un peu trop souvent… C’est un peu étrange la relation que j’ai avec ce blog : parfois à fond, parfois silence pendant des mois ! Mais là j’ai quand même des choses à dire alors, me revoilà. Pour le moment.

Il y a déjà deux semaines, je suis partie en Italie avec mon acolyte de voyage préférée, Audrey. Vous savez ? Celle de Naples, de la Sicile, de la Crête… On est le plus souvent sur la même longueur d’onde, on aime les mêmes choses en voyage. Que demander de plus ? Cette année le voyage habituel est assez limité pour moi, 4 vrais jours de visite seulement sur place (je ne compte pas les jours de voyages) parce qu’il ne me reste pas beaucoup de jours de vacances. Oui bon j’ai prévu 2.5 semaines en Novembre pour aller en Australie mais bon. Chut.

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Laggo Maggiore

Déjà, l’hébergement. Si vous passez par le lac Majeur, que vous avez des jambes, je vous recommande vraiment d’essayer de réserver sur AirBnB la belle chambre de Guiliano à Cannero Riviera. Extrêmement tranquille, chambre de belle taille avec lit énorme, petit dej dans le jardin… Tout est nickel ! Aussi, c’est agréable d’échapper aux hordes de touristes, qui se concentrent plus vers le sud du lac. Un conseil comme un autre…

On est toutes les deux bien crevées en ce samedi matin, alors on prend notre temps et on profite bien du jardin, quel bonheur! Mais grossière erreur… Je ne m’était pas rendue compte qu’il y avait si peu de bateaux sur le lac Majeur. Vraiment très étonnant. Renseignez-vous la veille, ça évitera les déceptions parce qu’on ne trouve pas d’infos valables sur Internet. Les horaires sur papier ressemblent aux anciens horaires de la SNCF, c’est drôle même si c’est bien dur à lire.

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Isola Madre

Au final, nous nous décidons pour une excursions à la journée vers les Îles Boromées, plus précisément l’isola Madre et l’Isola Bella. Il s’agit d’îles privées mais visitables, il y a même un billet combiné pour les deux, plutôt intéressant. De la première, l’isola Madre, on retient surtout ses jardins, magnifiques et luxuriants, avec des vues absolument époustouflantes sur le lac. Et des paons blancs. Oui, blanc. Plutôt classe. Par contre, le palais est assez vieillot et sombre. Au contraire, sur la deuxième, Isola Bella, le palais est impressionnant mais les jardins sont très « minéraux » et franchement mégalo. Bon les vues sont aussi sympa, ne crachons pas dans la soupe. C’est juste une histoire de comparaison. Avec tout ça, on a passé une bonne journée. Je laisse parler les photos.

Le retour en bateau est agréable mais plutôt long. On se décide à aller manger du cöté de Cannobio, quelques km plus loin en direction de la Suisse. Il y a du monde, et de la musique cheesy sur le front de lac. Dommage. On se rabat vers l’intérieur de la ville, pour manger à la terrasse de Vizi & Sfizi, le restaurant de l’hôtel Pironi, grâce au Routard. C’est bon, pas exceptionnel et ça sent un peu le tourisme mais c’est très agréable. Pâtes à la truffe et tiramisu.

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Isola Madre

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Isola Bella

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Cannobio

La suite, bientôt !

French Invasion – PART 3: fini les cartons !

Et voilà, ça, c’est fait ! Quasi quatre semaines après avoir débarqué outre-manche, voilà que je suis « installée »… Enfin disons que je n’ai plus de cartons « pleins » dans la maison. J’ai encore tout plein de cartons vides, et de papier de soie, qui n’attendent que le passage des éboueurs. J’y suis presque, ça fait beaucoup de bien. J’y ai passé la journée mais ça valait le coup. Maintenant c’est parti pour une vie un peu plus « normale »… On verra !

En attendant j’ai fait des découvertes sympas cette semaine. D’abord j’ai passé deux jours à Norwich pour le boulot. Le jeudi soir, je me suis échappée pour aller voir le centre ville,très charmant, avec une très forte emprunte normande. Notre compère Guillaume le Conquérant est passé par là ! C’est sympa, agréable à découvrir malgré quelques travaux en cours qui poussent au détour… Je vous laisse avec quelques images, c’est plus parlant. J’ai aussi testé le restaurant indien le mieux noté sur tripadvisor, Namaste India… Mouais, j’ai des doutes. Je suis pas spécialement végétarienne, alors forcement j’étais un peu étonnée quand j’ai réalisé qu’il n’y avait pas de viande au menu. Et c’était juste trop épicé pour moi. Mais le riz au noix était délicieux ! C’est déjà ça…

1501020 - Norwich

Et aujourd’hui j’ai fait un petit tour dans le parc à côté de chez moi, pour capturer un peu des couleurs d’automne… C’est beau, et c’est bien sympa d’avoir un joli parc comme ça juste en bas de mon salon.

151025 - Ballade au parc

En attendant, les gens du coins se réunissent devant chez moi (enfin dans le Gadebrigde Park) pour voir le feu d’artifice d’Halloween. Je vais voir aussi, je vous laisse.

A bientôt !

French Invasion – PART 2: trois semaines !

Trois semaines. Trois. Semaines. Non, j’y crois pas, et pourtant, je suis bien arrivée ici le 28 septembre… Comme ça passe vite!

Voilà la chambre d'amis (ça devient lit double). Vous venez quand vous voulez :)

Voilà la chambre d’amis (ça devient lit double). Vous venez quand vous voulez 🙂

Mais en même temps, je ne vais pas me plaindre, surtout parce que ça veut dire que je vous écris cet article en direct de mon canapé super confort, que j’ai bien dormi dans mon super lit avec ma super couette. Fini le camping, depuis mercredi dernier ! J’ai même mon propre internet, j’ai arrêté d’utiliser celui du voisin. C’est assez impressionnant à quel point on surestime/sous-estime ce qui nous manque. Je pensais avoir du mal avec le peu de matériel de cuisine que j’ai pris dans les valises. En fait non, ça m’a même poussé à faire preuve de créativité. C’est bon le globiboulga. Mais j’ai eu beaucoup de mal

Un beau tas de cartons - avant

Un beau tas de cartons – avant

à faire sans lampe de chevet: quand tu dors sur un matelas pneumatique, dans un duvet, essayes de te lever pour éteindre la lumière, vas-y, je te regarde. Mouais.

Trois semaines, ça veut dire aussi que j’en ai (enfin) fini  avec IKEA. Enfin j’espère. Trois voyages à Milton Keynes (une trentaine de miles, 45 km), ça suffit ! Allez, j’avoue, j’ai encore monté un meuble cette après-midi. Mais là, c’est fini. FINI. Yeah. Maintenant y a plus qu’à avancer avec les cartons. J’en ai en tout une quarantaine, et là il m’en reste une bonne vingtaine. Je suis à fond.

Un beau tas de cartons - après

Un beau tas de cartons – après

Sinon, ça y est j’ai à peu près tout réglé pour les joies administratives, j’ai même reçu mon fameux « sésame », le NIN (national insurance number). Ce numéro sert à s’identifier pour les taxes locales, sans ça pas de paye… J’ai déjà loupé un jour de paye, pas deux ! J’ai de la chance, la date limite est mardi… Ouf ! Parce que c’est fatigant de jongler entre plusieurs comptes. Bientôt je serai 100% capable de vivre ici.

Prochaine étape: finir de défaire les cartons, trouver une salle de gym et tenter de cultiver une vie sociale. Parce que je ne vais pas continuer à ne parler qu’à mes plantes quand même.

A bientôt !

French Invasion – PART 1: une semaine !

Voilà, on est dimanche soir, BONSOIR les gens. J(‘é)crie un peu plus fort, histoire de me faire entendre au delà du vacarme que fait la Manche. Oui, j’ai quitté le plat pays lundi dernier, direction la Perfide Albion, plus précisément la (jolie, si, si !) petite ville d’Hemel Hempstead, Hertfordshire. Oui, dans la grande banlieue ouaich ouaich au Nord de Londres. Non, non ça craint pas (enfin j’en ai pas l’impression pour le moment) mais c’est assez marrant de me retrouver dans la banlieue quand même.

Bref, une semaine après, où en suis-je ? Assise sur un tabouret (y a du mieux ! si, si !), avec comme table le comptoir de la cuisine de l’appart que je loue (cher), en attendant les meubles et les affaires. La télé est branchée mercredi, internet la semaine prochaine (ah bon ça va pas ensemble ici ?). En attendant, mon gentil voisin me laisse utiliser un peu de son réseau. Les meubles achetés ici arrivent demain et mardi (merci Ikea et Argos). J’ai un aspirateur (essentiel), un tancarville de dessus de baignoire (moins essentiel puisque j’ai une machine/séchoir mais l’occasion fait le larron il parait), des petits pots de fleurs (ça sert à rien mais bon ils étaient jolis). J’ai enfin des rideaux occultants pour ma chambre, parfait à poser le dimanche après midi, donc après le week end, vous savez le moment de la semaine où on pourrait vraiment dormir. En théorie. D’ailleurs, je n’ai toujours pas de lit, qui arrivera avec mes affaires la semaine prochaine, mais bon, de nos jours, qui a besoin d’un bon lit pour récupérer du stress lié à un changement de vie radical ? Peuh.

Sinon, premières impressions. Boulot sympa, boss plutôt mais attendons de voir une fois que les choses auront « vraiment » commencé. La ville est sympa, mon quartier super joli (j’habite la vieille ville) avec un marché le dimanche matin et une belle église. J’ai pas de mouches chez moi, j’ai des coccinelles, rapport au parc immense à côté de chez moi. Je suis en 10 mins à peine au cinéma du coin, qui va passer à 17 salles la semaine prochaine, avec un Imax qui ouvre fin octobre. Je me demande ce que je vais faire cet hiver.

Au programme des prochains jours ? Montage de meubles, inscription au registre national (avec interview s’il vous plait), trouvage de salle de sport, visite de copains en direct de la Belgique et euh, la suite on verra ! Chaque chose en son temps…

A bientôt !

Dublin – Jour 6: Jameson’s & back

Les bonnes choses ont une fin, il parait… C’est nul, mais c’est comme ça: voilà le dernier article sur mon trip à Dublin ! Après, ma mère m’a dit il ne faut jamais dire jamais, alors, pourquoi pas ? Sauf que là j’ai envie de soleil et de mer (chaude). Comment ça je hante les sites de voyage divers et variés. D’ailleurs si vous cherchez quelqu’un pour voyager en juin ou potentiellement en juillet, je suis là !

IMG_0991J’ai failli réunir deux articles en un, parce que cette dernière journée à Dublin fût bien courte, mon avion étant à 17h. Mais vous me connaissez, je sais profiter du moindre instant. Ce lundi est un jour férié en Irlande: le first monday of May, il ne faudrait pas confondre avec le August holiday ou le June holiday. Quand je pense qu’on s’embête avec des noms comme « ascencion », « pentecote » et autre armistices… Les irlandais ont la vie plus facile, c’est sûr. Après avoir envoyé Alma à l’aéroport (son avion étant plus tôt que le mieux), hop direction les magasins, il faut le dire, je n’en ai pas eu assez. Mais ce jour étant férié, les magasins ouvrent comme ils ouvrent le dimanche: ils ouvrent quand même, mais plus tard.

IMG_0987Ni une, ni deux, je change de plans et je pars directement pour visiter la Jameson Distillery. Un peu tôt pour un whiskey ? Jamais! Et heureusement que je me présente tôt, les visites sont rapidement complètes après la mienne… Un lundi ! Je n’ose même pas imaginer ce que ça doit le week end. J’ai lu que la brasserie Guiness, l’autre attraction alcoolisée de Dublin, était l’attraction payante la plus visitée d’Irlande. J’en garde d’excellents souvenirs, et je vous le conseille grandement. La distillerie Jameson, c’est très sympa aussi, mais à beaucoup plus petite échelle. Au lieu d’une visite libre (qui laisse le temps de profiter), la visite est guidée un peu au pas de course: on n’a pas vraiment le temps de penser aux questions qu’on pourrait poser. Après le guide est très sympa, et la visite intéressante, mais j’ai trouvé que ça allait trop vite. La dégustation est bien faite, on compare le whiskey Jameson (triple distilled) à un whisky écossais (Johnnie Walker, double distilled) et à un bourbon américain (Jack Daniels, single distilled). IMG_0986Mais vu que j’ai fait la dégustation spéciale lors de ma visite d’Edinbourgh l’année dernière, je sais qu’il y a des whiskys écossais  bien meilleurs… Biaisée la dégustation ? Un peu à mon avis… Il est un peu trop tôt dans la matinée, sinon j’aurai tenté la dégustation spéciale aussi.

Mais en sortant, je me félicite de mon choix, j’ai l’impression que mes jambes sont lourdes ! C’est pas grave, je n’ai pas long à faire jusqu’à Penneys/Primark où j’oublie le temps, puis Debenhams où je trouve LE maillot de bain. Je tente une virée vers le magasin outlet de Patagonia de l’autre côté de la rivière: si vous allez à Dublin, je vous conseille d’y aller, les prix sont impressionnants et la qualité est là. Dommage que je n’ai eu besoin de rien.

Et voilà, c’est la fin… J’espère que cette aventure vous a plu ! On verra ce que je vous raconterai la prochaine fois: surprise !

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A bientôt !

Dublin – Jour 5: Dun Laoghaire

Tap Tap Tap. Me revoilà. C’est la fin, je me crois au théâtre on dirait. Il va falloir faire quelque chose… Par exemple, repartir en long week end ? Ah oui pourquoi pas… Mais d’abord finissons-en avec Dublin. Parce que Dublin, c’est bien. Et qu’il faut y aller. Alors j’ai envie de dire, allez-y ! Les billets d’avion sont pas chers, c’est sympa et il y a plein de belles choses à faire dans le coin !

Cette (quasi) dernière journée commence tranquillement, petit dej fort honorable à l’hôtel, que ce soit la première fois est plutôt étonnant mais bon un voyage doit aussi contenir sa part de surprise ! Si tout est joué d’avance, c’est moins drôle (n’est-ce pas Alma?). Bref. Ensuite nous partons litteralement down memory lane, petite rando urbaine pour retrouver l’endroit où Alma habitait pendant le temps qu’elle est restée à Dublin. Quartier sympa, jolie balade mais sacré trotte, quasi une heure aller du centre, c’est un poil plus loin que le Parvis de St Gilles. De retour au centre, on étudie minutieusement les rayons de Marks & Spencer (hum du bon earl grey comme seuls les anglophones savent le faire !). Oui, je sais, un Marks & Spencer vient d’ouvrir sur Bruxelles, mais comme la Guiness sur le continent, « c’est pas pareil ». Ne cherchez pas. On met dix minutes chacune à trouver le sandwich qui nous tente, et hop direction les bancs au soleil à côté de The Church. S’il n’y avait pas de pigeons ce serait parfait mais heureusement une gamine (max 4 ans) nous protège en leur lançant des cailloux. Merci petite !

Le port de Dun Laoghaire

Une séance shopping plus tard, et hop, direction Dun Laoghaire (prononcez deune liri, à peu près, normal). Il s’agit d’un petit port de la banlieue de Dublin (encore elle!), en fait entre le centre et notre précédente étape Bray. Mais cette fois-ci, on prend le bus pour changer. Obligées d’acheter deux paquets de chewing gums pour avoir la monnaie exacte pour le bus… On s’arrête à temps, car heureusement je sais faire le bip, rapport au fou rire le plus violent du séjour, il en faut : »do the bip ! » « euh… bip ? » « no, i meant push the button », ah oui d’accord. Bravo ! Dun Laoghaire est vraiment très joli, et la balade sur l’un ou l’autre des jetées qui ferment le port est sympa, et fort appréciée des locaux en goguette par ce beau dimanche après-midi. Ah oui, parce que ce dimanche, il fait beau. On a eu de la pluie que le jour où on décide de partir plus loin en balade… Est-ce un signe ? Faut-il rester à Dublin ? A méditer. Il ne fait pas chaud mais j’ai l’impression que je m’adapte au temps irlandais. Le soleil rasant sur les bateaux au mouillage, c’est quelque chose.

Le port de Dun Laoghaire

Le port de Dun Laoghaire

Kevin (notre ami/guide local) nous rejoint un peu plus tard, on tente vainement de trouver un pub pour boire une bière. On se replie vers une usine à familles dont le seul avantage est la vue sur le port. Je trippe sur la couleur huître (oui, huître) de la mer, c’est beau. J’ose le dire, j’aime la mer. Un guet-apens plus tard, Alma nous abandonne pour rejoindre son amie d’étude pour faire un retour vers leurs jeunes années bien comme il faut. Je profite pour ma part d’un tour dans le centre ville, en mode exploration sans souci (après tout, quand il y a un local dans le groupe, pas moyen de se perdre), et nous finissons par une excellente bière dans un bar 100% irlandais où je n’aurai jamais eu l’idée de mettre les pieds, encore une fois merci à notre « guide » local. Quelle ambiance, quelle énergie, j’ose le dire: j’aime les pubs irlandais. Ayant marché toute la journée, un généreux lift à l’hôtel plus tard, et hop finie la journée.

Sur ce, à bientôt pour la (courte) suite.